Airbus réduit fortement la voilure, la crise du transport aérien est trop violente
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Airbus vend dix a321neo a la compagnie chilienne sky
Pascal Rossignol
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Airbus vend dix a321neo a la compagnie chilienne sky
Pascal Rossignol
La crise sans précédent qui frappe le transport aérien se répercute sur Airbus. Face aux menaces d'annulations et de reports de commandes d'avions, l'avionneur européen a décidé de réduire sa production d'un tiers "dans les prochaines semaines". Une diminution colossale si l'on songe qu'Airbus avait pu traverser la crise financière de 2008-2009 sans réduire la voilure.
Alors qu'il était encore question fin février d'augmenter les cadences de l'A320 au-delà de son rythme de 60 appareils par mois, Airbus va les ramener à 40 unités mensuelles, quasiment au niveau qui était le sien en 2015. Celles des gros-porteurs A350 et A330 sont également revues à la baisse. Elles passeront de 9-10 par mois à 6 par mois pour l'A350 et à 2 par mois pour l'A330, alors qu'Airbus comptait livrer 40 appareils de ce type cette année (soit un peu plus de 3 par mois). Réduite à sa portion congrue en raison de son arrêt programmé l'an prochain, la production de l'A380 reste quant à elle inchangée. Les dix derniers appareils sont en cours de construction. Ces nouvelles cadences vont débuter au cours des "prochaines semaines" et seront maintenues pendant quelques mois. Un point sera fait à ce moment-là, et "nous ajusterons", a indiqué le directeur général d'Airbus, Guillaume Faury, lors d'une conférence téléphonique.
Airbus n'a pas précisé les réductions d'activité par site. Mais aucun de ses quatre sites de production (Hambourg, Toulouse, Mobile aux Etats-Unis et Tianjin en Chine) ne fermera. Pour autant, la baisse de capacité pose évidemment la question des sureffectifs. Airbus Commercial Aircraft, la branche aviation civile du groupe, compte 81.000 employés dans le monde, dont 22.700 en France.
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Si Airbus indique "travailler en coordination avec les partenaires sociaux pour définir les mesures sociales les plus appropriées afin de s'adapter à cette situation nouvelle et évolutive", des mesures de chômage partiel se profilent. A la question "Avez-vous appliqué les mesures sociales prises par les différents gouvernements, comme la prise en charge par l'Etat français du chômage partiel", Guillaume Faury a répondu "pas encore", avant d'ajouter que le groupe se préparait "à demander ce type de mesures, mais un peu plus tard". Jusqu'ici, Airbus a proposé à ses salariés de prendre des congés ou de puiser dans leur compte épargne-temps.