Délestée du poids de la dette, une SNCF "viable va naître" (Pepy)

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Guillaume Pepy
Guillaume Pepy (Crédits : Reuters)
La reprise par l'Etat de plus des 3/4 de l'énorme dette de la SNCF (soit 35 milliards d'euros), va permettre, selon le président du directoire, Guillaume Pepy, à l'entreprise ferroviaire d'être à l'équilibre dès 2020. Pour Emmanuel Macron, "on est arrivé au bout du processus". Le texte de la réforme de la SNCF passera au Sénat mardi. Pour l'heure, la grève continue.

La promesse d'Edouard Philippe de faire reprendre par l'Etat 35 des 47 milliards d'euros de la dette de SNCF Réseau (le gestionnaire d'infrastructures), mais aussi de lancer de nouveaux investissements, et d' "alléger" le poids des péages ferroviaires acquittés par les trains circulant sur le réseau SNCF, n'a pas empêché les syndicats de la SNCF d'appeler à la poursuite de la grève entamée il y a près de deux mois. Notamment la CGT et Sud. Les deux organisations plus modérées, l'Unsa et la CFDT, attendent pour leur part la fin du processus parlementaire, à la mi-juin, pour envisager une éventuelle sortie de crise. Selon le calendrier défini par les organisations représentatives, la grève doit se poursuivre jusqu'au 28 juin, au rythme de deux jours d'arrêt de travail sur cinq.

Délestage de la dette en deux temps

Les représentants des cheminots attendaient depuis longtemps des garanties sur l'avenir financier de la SNCF, qui serait condamnée avec sa dette actuelle une fois transformée en société anonyme et soumise à la concurrence de nouveaux acteurs. L'opération de délestage se fera en deux temps, à raison de 25 milliards d'euros en 2020 et de 10 milliards d'euros en 2022, a précisé Edouard Philippe.

"Cette reprise constitue un engagement sans précédent de la Nation et donc du contribuable en faveur de la SNCF", a-t-il dit à la presse. Ces 35 milliards d'euros, qui représentent environ 1,5% du PIB de la France, viendront s'ajouter à la dette de l'Etat et ne seront pas financés par un "impôt SNCF", a-t-il promis.

Autrement dit, cette nouvelle charge risque d'avoir en 2020 et 2022 un impact sur la trajectoire des comptes publics telle que présentée dans le dernier pacte de stabilité, selon le rapporteur général du Budget à l'Assemblée nationale, Joël Giraud.

Une Règle d'or pour éviter de nouvelles dérives de la dette

L'Elysée fait une analyse différente, selon laquelle la reprise pèsera sur la seule dette et non sur le déficit. Les ministres de l'Economie et des Comptes publics ont déclaré vendredi soir dans un communiqué qu'il n'était pas possible à ce stade de se prononcer sur l'impact de la reprise partielle de la dette sur la trajectoire des finances publiques.

"L'analyse des autorités françaises est que la dette de SNCF réseau pourrait être reclassifiée dans la dette publique sans impact direct sur le déficit public", disent-ils dans un communiqué.

Pour se prémunir contre tout nouveau gonflement de la dette, l'exécutif compte introduire dans la réforme une "règle d'or" visant à interdire de nouveaux déséquilibres comptables.

Edouard Philippe a en outre annoncé 200 millions d'investissements supplémentaires par an sur le réseau ferroviaire à partir de 2022, pour un total de 3,8 milliards d'euros annuels. Ce qui est plus qu'espérait la direction de la SNCF il y a encore quelques mois. La hausse des péages imposés au TGV et au fret sera par ailleurs limitée au niveau de l'inflation.

Fixer les engagements par écrit

"On a un gouvernement qui semble plus ouvert mais qui a du mal à s'engager", a jugé le secrétaire général de la CGT cheminots, Laurent Brun, tout en appelant à la poursuite de la grève. La première force syndicale de la SNCF réclame la tenue d'une table ronde tripartite, en présence de responsables patronaux, "pour que le gouvernement fixe ses engagements par écrit vis-à-vis des grévistes", ce à quoi Edouard Philippe "n'a pas dit non", selon Laurent Brun.

Sud-Rail n'a pas dévié de sa ligne dure consistant à demander une suspension de la réforme et la démission de Guillaume Pepy, président du directoire de la SNCF. Unsa et CFDT maintiennent aussi la pression en attendant le résultat de la commission mixte paritaire (CMP), à la mi-juin, qui doit servir à mettre en commun le texte voté par l'Assemblée nationale et la version révisée par le Sénat.

"Notre perception, c'est qu'on sort aujourd'hui de cette réunion avec une vision plus favorable que jamais", a salué le secrétaire général de l'Unsa ferroviaire, Roger Dillenseger.

Pour autant, "les annonces ne sont pas de nature à nous faire faire sortir du mouvement", a précisé Florent Monteilhet après avoir pris le pouls de la base.

Pour la CFDT, il y a des "éléments de satisfaction" mais le syndicat réformiste garde "le sentiment qu'il faut peser jusqu'au bout du processus parce que rien n'est jamais acquis", a déclaré son secrétaire général Laurent Berger.

Aux engagements financiers s'ajoutent des infléchissements sur le volet social, en premier lieu sur les conditions dans lesquelles les cheminots pourront être transférés, à partir de 2020, de la SNCF vers la concurrence - un point important pour l'ensemble des syndicats. La ministre des Transports, Elisabeth Borne, a annoncé qu'elle réunirait début juin les partenaires sociaux pour "relancer" les négociations dans la branche.

La réforme fera l'objet d'un vote solennel au Sénat le 5 juin. Elle prévoit l'arrêt de l'embauche au statut de cheminots à partir de 2020, l'ouverture à la concurrence et la transformation juridique de la SNCF.

"On est arrivé au bout du processus" (Macron)

S'il juge les manifestations contre la réforme de la SNCF "légitimes" Emmanuel Macron estime néanmoins qu'"on est arrivé au bout du processus" et que le gouvernement a fait vendredi "ses dernières propositions", notamment sur la reprise de la dette.

"Il y a des manifestations légitimes contre la réforme de la SNCF" mais "je dis (aux syndicats) "on est arrivé au bout du processus. Le texte va arriver au Sénat (mardi). Le gouvernement fait ses dernières propositions aujourd'hui (vendredi, ndlr), prend sa responsabilité sur la dette. Nous devons aller au bout de cette réforme. Nous irons au bout", a déclaré le président de la République dans un entretien à BFMTV accordé vendredi depuis Saint-Pétersbourg où il est en déplacement.

 Des annonces historiques pour Pepy

Le patron de la SNCF, Guillaume Pepy, a salué vendredi des annonces "historiques" du gouvernement pour assurer l'avenir de la compagnie ferroviaire, les jugeant "à la hauteur des enjeux" et appelant les syndicats à mettre fin à la grève.

"Les avancées financières aujourd'hui sont historiques", a déclaré Guillaume Pepy en sortant d'une réunion avec le Premier ministre Edouard Philippe à Matignon. Elles "donnent un avenir positif (...) pour la SNCF de demain et elles sont vraiment à la hauteur des enjeux".

"Cela signifie qu'il y aura plus de ferroviaire dans notre pays (...) parce que d'abord les travaux prévus vont encore augmenter pour améliorer la qualité du réseau", a-t-il ajouté.

"Et puis le gouvernement s'est engagé à stabiliser les péages ce qui veut dire qu'on va pouvoir faire plus de camions sur des trains fret et pouvoir à l'avenir développer à nouveau l'activité TGV".

La SNCF sera à l'équilibre dès 2020

"Grâce au désendettement la SNCF nouvelle va être à l'équilibre dès 2020 et donc c'est une entreprise viable (...) qui va naître (...). Donc au total c'est vrai qu'on attendait depuis longtemps des décisions de cette importance". Guillaume Pepy a également appelé les syndicats à cesser le mouvement de grève qui dure depuis deux mois.

"Je pense que plusieurs organisations syndicales à la suite de ce rendez-vous ont reconnu l'effort qui est réalisé par l'Etat. A partir du moment où l'avenir est en train de se négocier, il n'y a plus tellement de raisons de pénaliser à ce point les Français avec ces grèves à répétition", a-t-il dit.

"Il faut que chacun prenne ses responsabilités. J'ai compris ce matin que plusieurs organisations syndicales avaient salué l'engagement, l'avancée et avaient dit qu'elles allaient réfléchir et travailler avec leurs instances pour voir les conditions dans lesquelles elles pourraient envisager de sortir du conflit", a affirmé Guillaume Pepy.

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a écrit le 31/05/2018 à 17:00 :
Sachant qu'un véhicule de 13t use les routes 100 000 fois plus vite qu'une auto, on peut en déduire que seuls les camions et autocars usent les routes payées par nos impôts.
.
Alors que le coût du train comprend le coût de son infrastructure.
.
Donc nos impôts servent subventionner les bus et les camions au détriment du train bien moins énergivore.
a écrit le 30/05/2018 à 20:16 :
Un certain nombre de personnes qui s'expriment ici,ne comprennent absolument rien sur les transports publics.Saviez -vous que les transports publics sont financés à 40% par les collectivités territoriales,40% par le redevance transport payée par les entreprises et 20% par les tickets ?. Cela peut varier selon les régions et les villes. Dans certaines villes,la vente de titres de transport apporte 8% seulement du coût total . En IDF c'est 28%,mais si l'on tient compte du remboursement de la moitié du Pass Navigo , par les employeurs publics ou privés,on arrive à 80 % de subvention.
Quant à le dette,c'est l'état qui finance normalement la construction des lignes. Par un artifice comptable,on a mis la dette sur le dos de RFF pour la construction des lignes et leur entretien (SNCF réseau) et la SNCF mobilités pour l'achat des TGV (sans compter la dette pour l'achat des rames TER par les régions et qui est assumée par les régions). En Europe ,c'est partout l'état qui assume le coût des infra-structures.La France commence en 2020 à se mettre aux normes européennes en remboursant une partie de la dette de la SNCF.
Une autre information que les lecteurs ignorent: lors de la privatisation des autoroutes (Villepin) en 2006, RFF a perdu 400 millions d'euros par an (qui venaient des bénéfices des autoroutes) et qui étaient utilisés pour l'entretien des voies ferrées.Cela explique, en partie, le mauvais entretien des voies depuis 2006. On peut dire que depuis 2006, l'état n'a pratiquement pas mis un sou , pour financer le train en France et au contraire, il en a retiré de l'argent, en prélevant 10% de TVA,de l'argent collecté grâce à la vente de titres de transport.
Pour terminer,même avec les énormes subventions publiques et des entreprises, une entreprise de transport privée,ne pourra tirer que 1-2% de taux de marge maximum de l'activité transport , ce qui n'est pas intéressant du tout pour un investisseur privé.
a écrit le 28/05/2018 à 18:55 :
Elle ne sera viable la SNCF que si Guillaume Pépy est viré !
Réponse de le 31/05/2018 à 12:02 :
Ah bon ? En quoi ? Vous pouvez développer ?
a écrit le 28/05/2018 à 14:27 :
Il y a une dette parce qu'il y a eu des déficits colossaux accumulés pendant des années. Et pourquoi y a-t-il eu tant de déficits ? Parce qu'on a fait de la démagogie.

On n'a pas fermé les lignes déficitaires au nom du service public, on a trop embauché pour faire plaisir aux syndicats; on a imposé des prix de vente inférieurs au prix de revient pour faire du social. Bref, cette dette, c'est la facture du socialisme.
a écrit le 28/05/2018 à 14:12 :
"Délestée du poids de la dette, une SNCF "viable va naître" (Pepy)" …
Mais toujours aussi lourdement lestée du poids de la CGT et apparentés, jusqu'à la fermeture progressive du réseau ferré traditionnel, devenu totalement inexploitable de vétusté et d'abandon et toujours aussi déficitaire !!!
a écrit le 28/05/2018 à 12:35 :
Délestée du poids de la dette, une France viable va naître..
a écrit le 28/05/2018 à 12:30 :
La solution de facilité de faire reprendre une partie de la dette SNCF par l'état est une honte totale, et je ne suis pas d'accord de payer par mes impôts une société en perdition hérité d'un autre temps. Cette histoire démontre bien l'incapacité à la France de se réformer et surtout de changer les mentalités d'une vieille France totalement centralisée avec un état socialo-soviétique. Heureux de ne plus être résident...
a écrit le 28/05/2018 à 9:41 :
L’article 107 du Traité sur le Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) interdit en principe les aides octroyées par les personnes publiques aux entreprises. Comment la reprise de la dette de la SNCF par l'état ne contrevient elle pas à cet article? L'Europe peut-elle demander à tout moment de rembourser l'état, comme cela a été le cas pour la SNCM? Pourquoi personne ne se pose la question?
Réponse de le 31/05/2018 à 12:09 :
SNCF = EPIC, pas SAS ou SA.
Un peu comme un hôpital. Donc cela peut passer.
Certaines activités de la SNCF sont concurrentiels, cela peut poser des pbms. Mais il y a des tractations en cours, et en gros l'enjeu doit être "ok pour que l'Etat reprenne la dete, mais SNCF devient une SA et c'est "la derniere fois".
Justement, pour la SNCM il y avait eu une "dernière fois" et puis "une seconde dernière fois", et c'est là que cela a coincé.
Ne vous inquiétez pas, l'adm s'ôccupe largement du sujet
a écrit le 28/05/2018 à 8:37 :
Qui y croit? C'est ce qui avait été annoncé lors de la séparation du réseau et de l'exploitation....
a écrit le 28/05/2018 à 1:29 :
Les clients de cette etrange entreprise peuvent- ils esperer prendre le train sans anicroches ? Il est permis d'en douter.
Mais ces derniers vont se cogner la dette, allez comprendre ?
a écrit le 27/05/2018 à 23:14 :
Tout d'abord on peut s'étonner que l'état présente comme une faveur la reprise de la dette de la SNCF, alors que c'est tout simplement une obligation légale que ne manquera pas de lui rappeler Bruxelles.

Ensuite on n'est pas obligé d'applaudir à la perspective d'une nouvelle SNCF qui serait dès sa "renaissance" alourdie d'une dette de près d'une quinzaine de Md€, ce qui représente plusieurs années de bénéfices de SNCF mobilité (SNCF réseau est en déficit structurel chronique donc incapable de rembourser un seul euro).

Les plans de Jupiter n'indiquent pas comment SNCF réseau va dans le futur équilibrer ses comptes (ne parlons même pas de rembourser la dette) et comment on va pouvoir injecter les dizaines de milliards € nécessaires à la remise en état des lignes.

Quelle sera le montant des aides directes de la part de l'état? la partie laissée à la charge des régions pour les dessertes locales? , comment seront calculés les droits d'utilisation du réseau (notamment en cas d'ouverture au privé) ?

Manifestement tout ceci n’intéresse pas le gouvernement qui n'a aucune réponse là dessus, tout obsédé qu'il est par la question du statut.
a écrit le 27/05/2018 à 22:39 :
1 + 1 = 2 : L'exécutif peut se livrer à tous les JEUX d'écritures factices, c'est bien 47 Milliards d'eur qui alourdiront ENCORE la Dette du Citoyen ( 25+10+12 ), et alourdiront les intérets de la dette, lesquels intérets : premier budget, tout devant éducation, puis armées en ruine. En 2018, l'état va emprunter 118 Milliards d'eur pour RE-financer la dette à rembourser arrivée à échéance + 73 Milliards d'eur pour le déficit budgétaire de l'année en cours. La C.G.T Communiste n'a pas les memes intérets sur SNCF : en bonne ou mauvaise santé, ses intérets sont : les milliers de cégétistes détachés-non travailleurs que la SNCF et les Clients rémunèrent, et l'Enorme manne-pompe à finance du C.E, pour la " centrale "
a écrit le 27/05/2018 à 22:17 :
Tant que SNCF ne sera pas délestée de LA CGT COMMUNISTE, elle sombrera.
Air Grève, meme fardeau destructeur SNPL chaque année depuis 27 ans, pilotes et pnc, et cégétistes séquestreurs et arracheurs de la moitié des vêtements.
a écrit le 27/05/2018 à 17:54 :
Sans blague, il se fout du monde, cela ne change rien à la SNCF, car les intérêts des 35 milliards sont déjà payés tous les ans par l'Etat, donc cela ne représente strictement aucune amélioration financière pour cet organisme qui est techniquement en faillite depuis longtemps.On sait les énarco-polytech pas très brillants en gestion financière mais là, c'est le comble. Cela ne sert pas à grand chose de supprimer sur le papier des dettes déjà insolvables et payées par un tiers, si la SNCF ne trouve pas les moyens de devenir une entreprise saine, ce qui est très loin d'être le cas aujourd'hui. Pepy devrait prendre sa pelle et son seau et aller jouer ailleurs, au kinder garten des fonctionnaires politiciens, et être remplacé par un vrai manager, un cost-cutter, sans états d'âmes. Mais pas de danger, on est en France, le pays du déculottage carriériste aux frais du "con-tribuable".
a écrit le 27/05/2018 à 14:20 :
Très bien de reprendre la dette mais se qui m'inquiète si la SNCF est tous les ans déficitaire on n'arrètera pas.ET TOUT SERA 0 RECOMMENCER
a écrit le 27/05/2018 à 14:07 :
Sacré Pépite, il cherche l' adoubement de Macron ou quoi ? Regarder ailleurs comment ça va bien la privatisation du rail!

En Allemagne, c’est l’État fédéral qui subventionne à coup de milliards la gestion du réseau ferré. Entre 1994 et 2005, l’État a déboursé quelques 232 milliards d’euros, soit un peu plus de 19 milliards par an. Actuellement, les contribuables allemands déboursent 8 milliards par an pour subventionner les actionnaires des lignes régionales organisées en monopoles privés et le gouvernement prévoit une augmentation d’ici 2020.
Ah, ah, ah ........

http://www.revolutionpermanente.fr/Privatisation-du-rail-allemand-un-modele-vraiment
a écrit le 27/05/2018 à 13:54 :
La dette "voyage" presque autant que les voyageurs et il faudrait systématiquement rappeler les chiffres et l'historique de la dette.
C’est encore un cas d’école représentatif d’un mode de gestion peu responsable et qui a de maintes fois montré ses limites, mais à chaque fois tout le monde semble surpris.
De toute façon, maintenant il n’y a plus le choix, l’Etat doit reprendre la dette qu’il a lui même en partie engendré puisqu’il était aux commandes. Il y avait probablement des stratégies et orientations, mais le résultat est là et il y a un moment où il faut assumer les choix.
Comme le rappelait le Premier Ministre :"35 milliards d'euros, c'est 14 ans de budget d'investissements de l'État dans l'ensemble de nos routes, chemins de fer et canaux". Il faut comparer les divers modes de transport : Chiffres clés du transport Édition 2017 et Les comptes des transports en 2016.

« It's a sad, sad situation »
En lisant des articles sur le sujet :
https://www.senat.fr/rap/r04-476/r04-4764.html
https://www.fipeco.fr/pdf/0.38110400%201519806854.pdf
cela m’a fait penser à une chanson d’Elton John : « Sorry Seems To Be The Hardest Word »
a écrit le 27/05/2018 à 13:33 :
Monsieur Guillaume Pepy est un grand optimiste. Il faut l'être par nature pour accepter de diriger la SNCF pour un salaire de misère.
Cordialement
a écrit le 27/05/2018 à 11:13 :
Dui va payer les retraites de la SNCF (250000RETR/150000AC ?
a écrit le 27/05/2018 à 10:18 :
Donc, avec l'argent public elle va devenir parfaite pour être bradée à un groupe privée. Bref, même démarche que pour les autoroute. Puis, dans 20 ans, quand le filon sera cassé, on demandera à l'état (les contribuable) de refinancer les infrastructures. Est ce que je me trompe ?
Réponse de le 28/05/2018 à 7:18 :
Non je vous donne 10/10.
a écrit le 27/05/2018 à 10:01 :
La dette a bon dos pour exonérer Pepy de sa gestion désastreuse bureaucratique de la SNCF pendant 10 ans qui conduit les cheminots à la folie d'aujourd'hui. Il convient de faire table rase et ne reprendre que le personnel qui veut bien travailler dans une nouvelle organisation orientée vers la survie et performance au service direct du public et non de l'Etat.
Réponse de le 27/05/2018 à 17:34 :
N'oubliez pas que Mr Pepy a cogéré la sncf avec la cgt quand il ne lui obéissait pas, sinon la grève que Normal1er ne tolérait pas
a écrit le 27/05/2018 à 9:38 :
Ne nous leurrons pas. Il faudra au moins une 3e reprise de dettes ( car elle va continuer à croître ) pour redre la SNCF viable commercialement.
a écrit le 27/05/2018 à 8:27 :
Cette histoire de reprise de la dette par l'état est scandaleuse.... Car si la dette est dû à la construction des infrastructures ( ligne TGV én particuliere) , où est passer l'argent sur des voyageurs qui montent dans s'est train depuis 30 ans ....
Surtout que l'ons nous parlent dès construction d'aménagement du territoire , le bonne exemple la gards TGV haute Picardie, une gards TGV au milieux des champs de betteraves..... Sa s'est dè l'aménagement....
Honte àu décideurs de s'est entreprise d'état....
a écrit le 27/05/2018 à 8:04 :
Démission de pepy da la SNCF ?
a écrit le 27/05/2018 à 7:44 :
Pépy : 10 ans a la tète de la SNCF et pas de comptes a rendre sur la dégradation de l'entreprise ?!?
C'est pas beau la vie de PDG dans le secteur nationalisé !
a écrit le 27/05/2018 à 7:40 :
Tant que la CGT et SUD essayeront de faire la loi , la SNCF ne pourra pas être viable.
a écrit le 27/05/2018 à 7:33 :
Suite. La cause, c'est l'imputation des charges sociales sur l'entreprise. Le remède consiste à reporter une partie des charges sur la consommation d'énergie. L'énergie et le travail correspondent à la même grandeur physique. Il n'y a aucune raison de taxer l'un et de ne pas taxer l'autre.
a écrit le 27/05/2018 à 4:15 :
Et PEPI il rembourse quoi!
a écrit le 26/05/2018 à 23:36 :
Personne n'y croit et dès que je le pourrai, je prends d'autres prédateurs de services. Les personnes qui me prennent en otage m'horripilent..
a écrit le 26/05/2018 à 23:12 :
"une SNCF "viable va naître" (Pepy)". Bien voyons! 35 milliards de dette transférée aux contribuables. Elle est pas belle la vie?
a écrit le 26/05/2018 à 20:50 :
Et dans 5 ans, on remet ça. Les malfaçons, l'absentéisme chronique, les grèves à répétition en un mot, le "j'menfoutisme" est la seule cause incurable de nos chemins de fer. Le contribuable paye pour voyager et paye pour récupérer le déficit chronique. Chers cheminots, pensez à remercier tous ces français qui pratiquent la politique de l'anus béant.
a écrit le 26/05/2018 à 20:07 :
il peut se frotter les mains. il pourra partir avdc un paquet cadeau de plusieurs milliers d'euros aux frais du contribuable.
a écrit le 26/05/2018 à 20:04 :
Il n'y aura aucune amélioration de la situation de la sncf tant que les poids lourds ne paierons pas ce qu'ils doivent en traversant la France sans rien payer par rapport à la sncf qui paie un péage, et surtout les routes dénoncées à la charge des contribuables.
a écrit le 26/05/2018 à 20:04 :
Il n'y aura aucune amélioration de la situation de la sncf tant que les poids lourds ne paierons pas ce qu'ils doivent en traversant la France sans rien payer par rapport à la sncf qui paie un péage, et surtout les routes dénoncées à la charge des contribuables.
a écrit le 26/05/2018 à 19:27 :
Nationaliser les pertes et privatiser les bénéfices. Bravo pour le progrès!
a écrit le 26/05/2018 à 19:04 :
AIRFRANCE, SNCF, même cause, même solution. La solution consiste à appliquer la note n°6 du CAE. Mais qui peut le comprendre?
a écrit le 26/05/2018 à 18:09 :
Personne n’a demandé au gouvernement actuel d’effectuer tout de suite une reprise d’une partie de la dette de la SNCF pour un montant de 35 milliards d’euros et ce d’autant plus que cette dette existe depuis des décennies mais, puisque la réforme du statut des cheminots, si le gouvernement gagne, va représenter une économie d’environ 2 euros par an et par français (100 millions par an), notre équipe dirigeante s’est crue encouragée à demander un effort aux français 90 fois plus important que l’économie qui sera peut-être réalisée (si on répartit ça sur 4 ans) pour racheter la dette et ceci au risque de mettre en péril l’équilibre du budget du pays.
a écrit le 26/05/2018 à 16:09 :
qui est responsable de la dette ? Les cheminots? Le tout TGV ? De mauvais choix stratégiques ?
Réponse de le 27/05/2018 à 13:42 :
La ministre Parly?
a écrit le 26/05/2018 à 13:37 :
Les syndicats ont gagné , car la dette de leur boite va etre payée par les contribuables .
On s'en souviendra aux prochaines élections .
Réponse de le 28/05/2018 à 14:21 :
Mais compte-tenu des performances des électeurs de France en matière de mémoire, il est permis de rêver !
a écrit le 26/05/2018 à 12:08 :
Ce ne sont pas les contribuables qui ont endettés la SNCF, lorsqu'on achète une maison il y a souvent une dette et si la maison est trop grande pour le portefeuille c'est une mauvaise gestion, il faudrait au minimum que nos chères autorités s'excusent car se sont des choix politiques qui vont engraisser disons toujours les mêmes.
a écrit le 26/05/2018 à 12:07 :
la parole n engage que son auteur !
a écrit le 26/05/2018 à 12:07 :
la parolesn engage que son auteur !
a écrit le 26/05/2018 à 11:48 :
Un mouvement syndical de trop :

1) Il n’aura servi à rien, alors que le gouvernement fait ni plus ni moins que ce qu’il avait annoncé au début.

2) Il est tellement long qu’il n’est plus beaucoup suivi, et les gens qui veulent prendre le train les jours de grève y arrivent assez bien.

Et aujourd’hui, les syndicalistes commencent à faire comme si ils obtenaient des concessions pour préparer la levée du mouvement de grève en sauvant la face.
a écrit le 26/05/2018 à 11:23 :
Nan mais vous plaisantez là ?

Ils annoncent une reprise de la dette sans connaitre l'impact de cette action sur nos finances ? EUUUUUUUUUUUUUH vous êtes des incompétents et des inconscients alors c'est ça ?

Je trouve que leur parole illustre très bien cette génération financière qui n'est là que pour appliquer les ordres de la fina ... Bruxelles, sans comprendre un seul instant ce qu'ils sont en train de faire.

On attend un niveau d'incompétence sidéral. Sincèrement, c'est du jamais vu à ce niveau là.
a écrit le 26/05/2018 à 11:14 :
"Il paraît que les petites lignes de chemin de fer coûtent trop cher" https://www.monde-diplomatique.fr/2018/04/DUTEURTRE/58542 (article gratuit)

Bon par contre si vous ne publiez pas nos commentaires, ce qui avec l'énorme scandale des 4 officiers de la DSGE retournés contre la france durant le voyage de macron en chine peut se comprendre, merci de les fermer tout simplement pour ne pas que l'on se fatigue pour rien.

L'imposture macron commence à se voir sérieusement les gars, on nous a promis un aigle et on se retrouve avec un âne.
a écrit le 26/05/2018 à 11:01 :
Tu parles, d'ici 10 ans la dette sera la même et il faudra de nouveau que les contribuables
passent à la caisse. Cette SNCF ne sera jamais rentable et tout le monde le sait.
a écrit le 26/05/2018 à 10:42 :
Camarades nous venons de remporter une victoire inouïe , l état reprend presque toute sa dette .
Tous au boulot des demain , avant qu il ne change d avis .
Signé les jaunes .
a écrit le 26/05/2018 à 10:38 :
L'état qui reprend la datte, vraiment ? Mais c'est avec l'argent de qui ? De tous les con-tribuables, qu'ils soient usagers de la sncf ou pas. Qu'ils soient d'accord avec cette reprise de dette ou pas. Mais macron et ses sbires ont magnifiquement joué : ils ont sciemment provoqué un conflit social tout à fait légitime et ont profité de l'occasion pour faire passer la pilule aux français. C'est machiavélique. Si macron rate lamentablement tout ce qu'il entreprend et est la risée de tous sur la scène internationale (il suffit de l'entendre parler en anglais - c'est de l'anglais ? - pour se tordre de rire), il n'en demeure pas moins que lorsqu'il s'agit d'appauvrir les français et d'aller leur escroquer encore quelques euros, c'est un champion du genre. C'est que macron et sa bande "oublient" de dire,; c'est que le problème ne vent pas du conflit social qu'ils ont créé, mais bien d'une entreprise qui n'a jamais été correctement managée et gérée et qui, en l'état, est totalement archaïque et dépassée. tant sur le plan technique que sur celui du développement à court, moyen ou long terme. C'est bien de privilégier à outrance des lignes à grande vitesse qui font la "une" d'une certaine presse particulièrement aux ordres, même si personne ne veut de ces nouvelles lignes. Mais ce n'est pas la vocation première de la sncf qui, en principe du moins, doit être au service des franças et donc s'étendre dans toutes les régions de france. Fermer quantité de lignes classiques pour construire à grand bruit une poignée de lignes à grande vitesse qui ne seront jamais rentables est tout simplement une escroquerie. mais bon : la sncf et la france ont les dirigeants qu'ils plébiscitent et qu'ils méritent.

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