Démondialisation ? Le patron de Maersk n’y croit pas
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La démondialisation n'est pas une réalité pour Vincent Clerc, directeur général de Maersk.
ALBERT GEA
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La démondialisation n'est pas une réalité pour Vincent Clerc, directeur général de Maersk.
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Ruptures, engorgements, guerre commerciale, empreinte environnementale ou encore risques géopolitiques... les défis qui pèsent sur les chaînes d'approvisionnement sont nombreux. Vincent Clerc, directeur général de l'armateur danois Maersk, le reconnaît volontiers à l'image de son intervention ce mardi, lors de la Conférence de Paris organisé Forum économique international des Amériques (FEIA). S'il admet d'importantes évolutions depuis plusieurs années, et la nécessité d'en renforcer la résilience du système, pour lui, cette situation est loin de signifier la fin du modèle industriel mondialisé.
« Une chaîne planétaire très longue provoque des fragilités, que la pandémie de Covid a mises en évidence, avec des déséquilibres importants en termes de balance du commerce extérieur et dans le partage des richesses. Ce modèle mondial est remis en cause », admet Vincent Clerc. De fait, il explique qu'une évolution nette est à l'œuvre depuis cinq à sept ans « avec des effets très complexes ».
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Mais pour le patron de Maersk, ces évolutions ne sont pas pour autant une remise en cause du caractère global de la supply chain, ou encore l'amorce d'une réindustrialisation massive dans les pays occidentaux. Malgré les assertions allant dans ce sens, Vincent Clerc juge que ces tendances ne se confirment pas de façon évidente sur le terrain. « Le rêve de tout consommer en local, notamment en Europe, n'est proposé par personne », affirme-t-il ainsi. Il estime d'ailleurs que si cela a pris 30 ans pour construire la chaîne d'approvisionnement telle qu'elle existe aujourd'hui au niveau mondial, « cela va prendre des décennies pour qu'elle s'effiloche ».