« Il reste quelques milliards d'euros » à trouver pour financer les RER métropolitains
César Armand
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Jean-François Monteils est président du directoire de la SGP depuis mars 2021.
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Qui va payer pour les « RER Macron » ? Depuis l'annonce du président de la République de lancer des « RER métropolitains » dans dix métropoles françaises en novembre 2022, rien ne bouge côté financement. Le plan de 100 milliards d'euros destiné au transport ferroviaire et au déploiement de ce service express régional métropolitain (SERM), révélé en février 2023 par Élisabeth Borne alors Première ministre, ne s'est toujours pas concrétisé.
Seule la loi visant à déployer les SERM a été promulguée en décembre 2023. Il ne s'agit plus seulement de faire rouler des trains entre les centres des villes et leur périphérie, mais de penser un système de transport global où se côtoient de l'autopartage, des cars express, du covoiturage et des vélos. Mieux, le texte grave dans le marbre une conférence de financement des SERM avant le 30 juin 2024. Sauf qu'en raison de la dissolution, il a fallu attendre le 4 mai dernier pour qu'elle soit finalement lancée à Marseille sous le nom d'« Ambition France Transports ».
Depuis, quatre ateliers se réunissent chaque semaine à huis clos pour trouver des moyens de financer à long terme le rail et la route. Dans les documents distribués par l'État aux participants, il est ainsi écrit que le secteur des mobilités est celui qui nécessitera le plus de financements supplémentaires par an d'ici à 2030. À savoir +53 milliards d'euros à investir en 2030 par rapport à 2021 dans le secteur des transports, selon un chiffrage de l'Institut de l'économie pour le climat (I4CE).
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« Sur ces 53 milliards, [l'État] nous dit qu'il faudra 25 milliards d'euros pour les systèmes express régionaux métropolitains. Sauf que nous [les régions], nous pensons que ce sera plutôt 50 milliards d'euros. Rien que pour les six SERM auralpins, j'aurai 7 milliards d'euros de besoins », a ainsi affirmé, mercredi en conférence de presse, Frédéric Aguilera, vice-président Transport de la région Auvergne-Rhône-Alpes.
César Armand