Dix-sept mois que les acteurs politiques, publics et privés l'attendent. La conférence sur le financement des mobilités s'ouvre ce lundi à Marseille à la préfecture des Bouches-du-Rhône. Sur les quatre ateliers prévus par le gouvernement, le premier s'intitule « Modèle économique des autorités organisatrices de mobilité (AOM) et des services express régionaux métropolitains (SERM) ». Équilibre financier, pistes de nouvelles recettes, financement des mobilités en milieu rural et développement des modes actifs, tout sera passé au crible en vue du déploiement des « RER métropolitains ».
Et pour cause : ce raout gouvernemental baptisé « Ambition France Transports » et présidé par l'ancien ministre Dominique Bussereau était prévu par la loi Zulesi de décembre... 2023. Depuis, 24 systèmes express régionaux et métropolitains (SERM) ont obtenu un label gouvernemental. Pour y parvenir, les candidats ont dû délimiter le périmètre, préciser les acteurs impliqués et donner les grandes lignes du projet.
Dans le détail, pour obtenir une validation par arrêté ministériel et donc le statut de SERM, ils doivent définir le projet lui-même ainsi que « les objectifs, la feuille de route pour les atteindre, le plan de financement ainsi que la gouvernance du projet » selon le ministère des Transports. Cela portera, par exemple, sur le choix des modes de transport entre ferroviaire, cars express, service de covoiturage ou encore infrastructures pour les vélos.
César Armand avec Florine Galéron (Toulouse), Gaëtane Deljurie (Lille), Guillaume Fischer (Tours) et Olivier Mirguet (Strasbourg)