La fin de la grève possible chez Boeing après un accord de principe
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La grève a déjà coûté à Boeing au moins 4,35 milliards de dollars, selon le cabinet Anderson Economic Group.
David Ryder
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La grève a déjà coûté à Boeing au moins 4,35 milliards de dollars, selon le cabinet Anderson Economic Group.
David Ryder
Bientôt la fin d'un conflit social embarrassant pour le géant américain de l'aviation ? Le syndicat des grévistes de Boeing a en tous cas annoncé ce samedi avoir trouvé un accord de principe avec la direction de l'avionneur, plus d'un mois après le début du conflit social qui paralyse plusieurs usines de l'entreprise.
« Nous avons reçu une proposition négociée de résolution de la grève qui mérite d'être considérée et présentée à nos membres », a publié sur le réseau social X le syndicat des machinistes, l'IAM, précisant qu'elle sera soumise au vote le mercredi 23 octobre.
Dans ce nouvel accord, Boeing propose notamment une hausse salariale de 35% sur quatre ans. Les négociations achoppent sur les salaires, Boeing étant passé d'une proposition de +25% à +30% sur quatre ans, quand le syndicat réclame +40%. « Nous attendons avec impatience le vote de nos salariés sur cette proposition négociée », a réagi ce samedi l'avionneur auprès de l'AFP.
La grève des plus de 33.000 ouvriers paralyse, depuis le 13 septembre, les deux principales usines du groupe: celle de Renton qui produit le 737, son avion le plus vendu, et celle d'Everett, qui fabrique le 777, le 767 et opère plusieurs programmes militaires.
Malgré des négociations engagées en mai et qui se déroulent avec des médiateurs fédéraux depuis mi-septembre, de profondes divergences persistaient entre le syndicat des machinistes IAM de la région de Seattle, et la direction de Boeing sur le prochain accord social.
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L'avionneur a annoncé ces dernières semaines moult mesures pour préserver, puis renflouer sa trésorerie, dont une réduction d'environ 10% de ses effectifs mondiaux dans les prochains mois. A la fin 2023, le groupe employait plus de 170.000 personnes. L'avionneur américain envisage par ailleurs levé jusqu'à 25 milliards de dollars sur les marchés financiers.
En outre, Boeing a annoncé 5 milliards de dollars de charges avant impôts dans ses comptes au troisième trimestre, en partie dues à la grève, ainsi que l'arrêt de la production du 767 Fret. Selon une estimation publiée vendredi et effectuée par le cabinet Anderson Economic Group (AEG), les cinq semaines de grève ont coûté au total 7,6 milliards de dollars en pertes directes, dont au moins 4,35 milliards pour Boeing et 1,77 milliard pour ses fournisseurs.
Hier, l'équipementier américain Spirit AeroSystems, fournisseur stratégique de Boeing en particulier pour des fuselages, a été contraint de mettre en œuvre des mesures de chômage technique, du fait de la grève.
« Malheureusement, à partir du 28 octobre, nous allons déclencher une période de chômage technique de 21 jours pour environ 700 employés travaillant sur les programmes du 767 et du 777 », a ainsi indiqué à l'AFP un porte-parole du sous-traitant.
Et d'ajouter : « Si la grève se poursuit au-delà du mois de novembre, les pressions financières vont nous contraindre à procéder à des licenciements et à des mises en chômage technique supplémentaires ».
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Spirit AeroSystems est en cours de rachat par Boeing, qui lui avait donné son indépendance en 2005. A la fin 2023, la société employait 20.655 personnes, dont 12.590 à son siège à Wichita (Kansas).
(Avec AFP)
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