Le déménagement de la gare routière de Bercy n'est « pas envisageable » cet été pour l'Autorité de régulation des transports
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La gare accueille quelques 4,7 millions de passagers annuels. (Photo d'illustration)
Reuters
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La gare accueille quelques 4,7 millions de passagers annuels. (Photo d'illustration)
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Le déménagement de la gare routière de Paris-Bercy, un temps envisagé à l'issue des Jeux olympiques, n'est « pas envisageable » cet été, selon une étude publiée ce jeudi par l'Autorité de régulation des transports (ART).
Ce centre névralgique, construit en 1996, accueillait, depuis 2017, les bus de liaison régulière longue distance - dits bus Macron - en Ile-de-France avec 4,7 millions de passagers annuels, vers ou depuis Lille, Florence ou Varsovie entre autres. En septembre 2023, le premier adjoint à la mairie de Paris, Emmanuel Grégoire, ( remplacé depuis par Patrick Bloche ) avait annoncé que la Ville allait fermer la gare routière de Bercy après les Jeux olympiques.
Mais, pour l'Autorité de régulation des transports, un délai de 12 mois à partir de la prise de décision semble « absolument incompressible » , l'ART ajoutant qu'il n'est :
Face à l'annonce de déménagement de cette gare les agences de transport - Flixbus et Blablabus aux avants postes - avaient manifestés leur surprise, puis leur colère face aux pistes de déménagement loin de la capitale. L'ART semble prendre le parti des opérateurs, signalant qu'une fermeture précipitée de Bercy, "affecterait négativement le marché" des cars longue distance et « remettrait en cause les bénéfices apportés par l'ouverture de ce marché », en poussant « plusieurs millions d'usagers à se reporter sur des modes plus coûteux ».
Pour la mairie de Paris, l'enjeu est de relocaliser ce type de bus en dehors de la capitale. « Nous trouvons absurde de concentrer 90 % du trafic de cars en Île-de-France à Bercy », avait plaidé Emmanuel Grégoire en septembre 2023. L'actuelle gare, avait été construite comme parking de cars de tourisme pour soulager le centre parisien. Dévoyé de son but initiale en accueillant les « bus Macron », elle devrait revenir à cette vocation, selon la mairie de Paris.
En décembre dernier, Flixbus a demandé à ce que la future gare soit accessible en métro. Si Marne-la-vallée a un temps été évoqué, la future gare d'autocars gagnerait à être déplacée à la porte Maillot, à l'entrée ouest de Paris, mais aussi vers de nouvelles gares en Seine-Saint-Denis, département au nord de la capitale, selon ce rapport. L'actuelle gare de Pershing, située porte Maillot, apparaît pertinente pour accueillir « une partie du trafic » selon l'autorité, dont l'étude est consultative. Mais pour accueillir les 35 à 45 quais nécessaire, des investissements devront être réalisés, la capacité de la gare n'étant actuellement que de 20 quais.
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L'hypothèse privilégiée par le rapport serait l'utilisation d'un ensemble de gare afin de créer un maillage de points évitant le centre de Paris. Parmi eux : une partie du trafic pourrait être redirigé dans un premier temps vers le parking de cars Douaumont, près de la porte de Clichy, puis, à partir de 2030, dans une nouvelle gare à Saint-Denis-Pleyel (banlieue nord), sur les lignes 13 et 14 du métro. Plus loin, une nouvelle gare à construire à Rosny-Bois-Perrier pourrait héberger ces bus à proximité d'une station du RER E, de la ligne 11 et de la future ligne 15 du métro.
( Avec AFP )
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