Le patron d'Uber renonce à conseiller Donald Trump

La participation du PDG d'Uber à ce comité consultatif avait fait l'objet de critiques et d'appel au boycott d'associations, en lien avec les mesures anti-immigration prises par l'administration Trump.
Rejoindre ce groupe n'était pas censé signifier mon soutien au président ou à son programme mais malheureusement cela a été mal interprété, a dit Travis Kalanick, le patron d'Uber.
"Rejoindre ce groupe n'était pas censé signifier mon soutien au président ou à son programme mais malheureusement cela a été mal interprété", a dit Travis Kalanick, le patron d'Uber. (Crédits : Reuters)

Travis Kalanick, le patron d'Uber Technologies,  a quitté le comité de conseil économique du président américain Donald Trump, a annoncé jeudi le service de VTC. La participation du PDG d'Uber à ce comité consultatif avait fait l'objet de critiques et d'appel au boycott d'associations, en lien avec les mesures anti-immigration prises par l'administration Trump.

De nombreux conducteurs Uber, certains d'origine étrangère, se sont opposés à la participation de Kalanick au comité, qui réunira dès vendredi les dirigeants d'autres grands groupes.

"Rejoindre ce groupe n'était pas censé signifier mon soutien au président"

Les PDG de General Motors, Tesla Motors, PepsiCo, JPMorgan Chase, Blackstone, IBM, Wal-Mart ou Boston Consulting Group sont notamment attendus.

"Rejoindre ce groupe n'était pas censé signifier mon soutien au président ou à son programme mais malheureusement cela a été mal interprété", a dit Travis Kalanick, qui devait participer à la réunion de vendredi, dans un courriel envoyé à ses équipes et consulté par Reuters. La porte-parole d'Uber Chelsea Kohler a confirmé son départ du comité.

Des clients se sont tournés vers Lyft

Sur les réseaux sociaux, des campagnes invitaient les utilisateurs à fermer leurs comptes Uber et à lui préférer le service Lyft, pour protester contre la position de Travis Kalanick.

Les utilisateurs ayant fermé leur compte ont reçu un message du groupe, expliquant que leurs inquiétudes étaient partagées par Uber et que les chauffeurs affectés par le décret présidentiel suspendant l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane serait dédommagés.

La Maison-Blanche comprend "l'importance d'un dialogue ouvert" avec les patrons

Travis Kalanick a précisé avoir brièvement parlé à Donald Trump du décret sur l'immigration et de ses "problèmes pour notre communauté" et dit au président qu'il ne rejoindrait pas son conseil économique.

Trump "comprend l'importance d'un dialogue ouvert avec les dirigeants d'affaires pour discuter de la meilleure manière de rendre plus forte l'économie de notre pays", a annoncé la Maison blanche dans un communiqué publié dans la soirée, sans mentionner Uber.

> Lire aussi : décret anti-immigration : les réponses de la Silicon Valley à Donald Trump

(avec Reuters)

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Commentaire 1
à écrit le 03/02/2017 à 11:55
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Difficile de courir deux lièvres à la fois et il est fort possible que cette prise de conscience, enfin chez ces gens là ça se traduit simplement par une baisse des marges bénéficiaires il n'y a que ça qui les fait réagir, soit arrivé à zuckerberg ég...

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