Décret Trump : sera-t-il plus compliqué de voyager aux États-Unis ?

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Sera-t-il encore plus compliqué demain de se rendre aux États-Unis quand expirera dans trois mois le décret interdisant l'entrée sur le sol américain pour les ressortissants de Libye, de Somalie, du Soudan, et de quatre pays du Moyen-Orient (Irak, Iran, Syrie, Yémen), ainsi que l'accueil de tous les réfugiés pendant 120 jours? La question peut se poser dans la mesure où l'administration américaine justifie son décret anti-immigration pour la nécessité, dit-elle, de mettre en place de nouvelles mesures de sûreté.
Pour autant, les contrôles américains à l'immigration étant parmi les plus drastiques de la planète, les renforcer semblent aujourd'hui difficiles. Washington demande par exemple aux compagnies aériennes les listes des passagers en amont de chaque vol à destination des États-Unis. Les demandes de visa sont, quant à elles, déjà passées au peigne fin, et, dans les pays où les visas ne sont pas nécessaires, les passagers doivent remplir une autorisation de voyage ESTA valable 2 ans, elle aussi très complète. Autre exemple,, à l'arrivée les contrôles biométriques sont effectués lors du passage de l'immigration.
Sur le plan de sûreté cette fois, les États-Unis peuvent exiger comme ils le font déjà (la France aussi) un renforcement des mesures de sûreté dans certains aéroports étrangers ou chez certaines compagnies étrangères, dans lesquels Washington a des doutes.
Ce décret a fait plonger les cours de Bourse des compagnies aériennes américaines. Une heure après l'ouverture de la Bourse de New York, American perdait 5,75%, United Continental 4,99% et Delta (frappée par ailleurs par une panne informatique) 3,4%, des reculs parmi les plus forts de l'indice Standard & Poor's des valeurs industrielles, alors en repli de 1,23%.
La crainte, c'est que cette interdiction de voyager s'étende à d'autres pays ou qu'il y ait des restrictions plus sévères sur les voyages vers les États-Unis", ou encore que certains pays prennent des mesures de rétorsion, a commenté Joseph DeNardi, analyste de Stifel.
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Pour rappel, pendant la campagne, Donald Trump avait indiqué qu'il n'hésiterait pas à mettre en place "un contrôle extrême" des Français qui souhaitent entrer aux États-Unis, car la France "est infectée par le terrorisme".
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Certains craignent que ce décret ne fasse le jeu des extrémistes. L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a estimé lundi qu'il encourageait les extrémistes.
"De telles mesures sélectives et discriminatoires ne font qu'encourager le discours radical des extrémistes", a déclaré l'OCI dans un communiqué posté sur son site internet.
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