Le trafic aérien international va se rapprocher de son niveau d'avant crise en 2023
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Le trafic international passe petit à petit les écueils pour retrouver ses niveaux d'antan.
PEDRO NUNES
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Le trafic international passe petit à petit les écueils pour retrouver ses niveaux d'antan.
PEDRO NUNES
Le voyage long-courrier a de belles perspectives devant lui. Encore complètement amorphe en début d'année, comme depuis le début de la crise sanitaire, le trafic international s'est réveillé au fut et à mesure des levées de restrictions aux frontières et n'a cessé de progresser tout au long de 2022. Et le phénomène est parti pour se prolonger en 2023 avec une forte dynamique de ventes, au point de rattraper l'activité domestique qui était pourtant repartie de l'avant dès 2021.
Selon l'Association internationale du transport aérien (Iata), qui vient de publier ses statistiques annuelles, le redécollage a été fort avec un trafic international multiplié par 2,5 par rapport à l'année précédente. « Toutes les régions du monde ont connu une forte croissance propulsée par la demande refoulée pour les voyages aériens et l'assouplissement des restrictions au niveau mondial », déclare ainsi l'association dans une analyse.
Sur l'année entière, le trafic international a ainsi atteint 62 % de son niveau de 2019. La reprise a été freiné jusqu'en février par le variant Omicron avant de s'envoler à partir du printemps. La saison estivale a certes été entachée par les annulations dues aux importantes perturbations dans les aéroports, mais la fin d'année a été à nouveau forte avec 75 % de l'activité retrouvée au mois de décembre.
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La croissance a été largement tirée par l'axe transatlantique, entre Europe et Amérique du Nord, qui a quasiment retrouvé dès l'été son volume de 2019. Quelques mois auparavant, il n'était qu'à un tiers de cette performance. Reparties plus tôt, les routes entre l'Europe et l'Afrique ont connu une croissance plus progressive mais, à fin 2022, elles n'étaient pas loin non plus d'avoir récupérées pleinement leur activité d'avant crise. Seules les routes vers l'Asie, avec la réouverture tardive du Japon et de la Corée puis enfin de la Chine, accusent encore un écart très conséquent.