Tout est affaire de relativité. Lors de son assemblée générale à Doha (Qatar), l'Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé une prévision de pertes cumulées de 9,7 milliards de dollars en 2022 pour les compagnies aériennes à travers le monde. Un chiffre encore très lourd alors que la reprise est sur toutes les lèvres à l'approche de l'été. Pourtant, en comparaison des deux dernières années marquées par une crise sans précédent, l'amélioration est plus que notable.
Willie Walsh, directeur général de l'IATA, et Robin Hayes, directeur de JetBlue et président du conseil d'administration de l'IATA, s'accordent sur ce point : en dépit d'un contexte international marqué par la guerre en Ukraine, les perturbations économiques, et des mesures sanitaires restrictives encore en vigueur dans certains pays, la situation s'améliore pour les compagnies. Les prévisions faites lors de l'assemblée générale à Boston en octobre dernier ont ainsi été revues à la hausse.
Les pertes de 2021 n'ont ainsi été que de 42 milliards de dollars, contre une prévision de 52 milliards qui constituait déjà une impressionnante amélioration après les 138 milliards de dollars perdus en 2020. Surtout, selon les prévisions tout juste publiées à Doha, les pertes pour 2022 devraient donc se situer autour de 9,7 milliards de dollars. Il y a huit mois, l'IATA tablait sur un déficit de 12 milliards. Cela devrait correspondre à une marge nette légèrement négative de 1,2%, contre 8,3% et 36% lors des deux années précédentes. Le retour à la profitabilité reste prévu pour 2023.