La chaleur et les rendez-vous qui s'enchaînent lors du Salon du Bourget ont tôt fait de mettre à mal les organismes. Mais au moment de rencontrer Tony Douglas, force est de constater que l'homme fait preuve d'une fraîcheur et d'un dynamisme remarquables. Basé au Moyen-Orient depuis une quinzaine d'années, il s'est sans doute habitué à ces températures bien plus élevées que celles de son Angleterre natale.
À 60 ans passés, le directeur général de Riyadh Air se montre ainsi affable, un brin facétieux et quasiment impossible à interrompre lorsqu'il parle de la livrée indigo sombre de ses appareils, « resplendissante » parmi la foule des avions blancs, se voulant immédiatement identifiable, à l'instar d'un Pan Am il y a quelques décennies. Il faut dire que ses yeux brillent lorsqu'il parle de sa compagnie, quand bien même celle-ci n'a toujours pas volé.
Tony Douglas assure que les opérations démarreront plus tard cette année, après plusieurs reports, notamment dus aux délais de livraisons de ses 787 par Boeing. « L'an dernier, le calendrier a changé cinq fois », se lamente ainsi le dirigeant. Mais, il affirme que les choses vont mieux, saluant le redressement progressif de l'avionneur américain cette année et la hausse de cadences du Dreamliner de 5 à 7 exemplaires mensuels. D'ailleurs, plutôt que de donner une date précise, il argue que ses quatre premiers exemplaires sont en cours d'assemblage chez Boeing, ajoutant que les sièges arriveront fin juillet.
« Nous vivons actuellement l'expérience très concrète de l'assemblage final d'avions commerciaux. Ils seront livrés plus tard dans l'année, ce qui nous réjouit évidemment beaucoup et, dès leur livraison, nous les mettrons en service », décrit le patron de Riyadh Air.