Ryanair pose ses objectifs pour 2025, la France n'en fait pas partie

Ryanair espère recevoir 29 Boeing 737 MAX en 2025.
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Ryanair espère recevoir 29 Boeing 737 MAX en 2025.
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Ryanair aime les grandes annonces. Une fois encore, elle le montre faisant étal de grands nombres pour l'année à venir. Après une année 2024 relativement difficile, la compagnie low cost irlandaise indique ainsi qu'elle va investir 3 milliards d'euros en 2025.
Cette somme servira essentiellement au développement de la flotte, Ryanair annonçant qu'elle recevra jusqu'à 29 Boeing 737 MAX. « Alors que la plupart des compagnies aériennes européennes restent limitées en capacité, Ryanair est en bonne voie pour recevoir 29 nouveaux Boeing 737 en 2025 », se félicite ainsi Jade Kirwan, directrice de la communication chez Ryanair dans un communiqué. Ce chiffre correspond normalement au calendrier nominal de livraisons prévues par la compagnie avec le constructeur Boeing, tel que présenté à l'occasion des résultats semestriels de la compagnie, en novembre dernier (Ryanair fonctionne en exercice décalé, du 1er avril au 31 mars).
Une question se pose néanmoins. Lors de cette même présentation, il était aussi indiqué qu'un certain nombre de livraisons prévues à l'origine en 2024 allait être décalées en 2025, en raison des difficultés rencontrées par Boeing pour tenir ses engagements en termes de livraisons (problèmes de qualité, limitation des cadences, grève). Avec ce glissement, la compagnie indiquait qu'elle espérait recevoir jusqu'à 38 avions l'an prochain. Or, Ryanair ne précise pas si le décompte annoncé aujourd'hui tient compte ou non de ce décalage.
Quoi qu'il en soit, la compagnie annonce que ce renforcement de sa flotte lui permettra de viser les 210 millions de passagers l'an prochain. Et que cela va s'accompagner de la création de 2.000 nouveaux emplois.
Cette croissance ne devrait pas être équitablement répartie. Conforme à sa stratégie de maximiser les profits, Ryanair annonce de but en blanc que les nouveaux appareils « seront affectés à des aéroports efficaces et à faibles coûts dans les pays de l'UE où les gouvernements stimulent la croissance du secteur aérien, comme la Suède, l'Italie, l'Espagne et la Pologne ». Le communiqué de la compagnie assure, à l'inverse, « qu'il n'y aura aucune croissance dans les pays augmentant les taxes, comme le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne ».
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Fin novembre, le géant du low cost européen n'avait pas hésité à poser un ultimatum au gouvernement français : il l'avait enjoint à retirer son projet de taxe renforcée sur les billets d'avion, sans quoi il suspendrait ses vols dans dix aéroports régionaux français et réduirait de 50 % son activité en régions. Cette hausse de la fiscalité est pour l'instant suspendue en raison du changement de gouvernement, avec le gel du projet de loi de finances 2025. Mais Ryanair ne semble pas être revenue sur sa menace pour le moment.
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