Transport maritime : le géant danois Maersk retrouve des couleurs
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Les belles progressions de Maersk en 2024 s’expliquent notamment par le fait que l’armateur avait terminé l’année 2023 en forte baisse.
ALBERT GEA
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Les belles progressions de Maersk en 2024 s’expliquent notamment par le fait que l’armateur avait terminé l’année 2023 en forte baisse.
ALBERT GEA
Malgré une situation géopolitique complexe, Maersk a fini 2024 avec des résultats en hausse. Le géant danois du transport maritime a vu son bénéfice net bondir de 60 % sur un an, à 6,109 milliards de dollars (5,8 milliards d'euros). Hausse à deux chiffres aussi de son Ebitda (bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement), un indicateur clé de rentabilité : +26 %, à 12,128 milliards de dollars (11,6 milliards d'euros). Quant à son chiffre d'affaires, il a progressé de 8 %, à 55,48 milliards de dollars (53 milliards d'euros) au-delà des attentes du consensus d'analystes interrogés par l'agence financière Bloomberg qui tablait sur 54,76 milliards de dollars (près de 53 milliards d'euros).
Selon lui, le marché mondial des conteneurs a connu une reprise vigoureuse en 2024, avec une croissance d'environ 7 % pour l'ensemble de l'année. « La croissance des exportations à partir de la Chine a été le principal moteur de la croissance en 2024 », relève l'armateur.
Les résultats de Maersk en 2024 sont en effet bien plus élevés que ceux de 2019, avant la pandémie de Covid-19 (chiffre d'affaires supérieur de +43 % et Ebitda plus que doublé), mais ils sont loin de ceux de 2022. Il faut dire que l'entreprise danoise avait alors pulvérisé ses indicateurs avec 81,5 milliards de dollars de revenus (environ 78 milliards d'euros) et un Ebitda à près de 37 milliards de dollars (35 milliards d'euros).
Les belles progressions de 2024 s'expliquent donc aussi par le fait que l'armateur avait terminé l'année 2023 en forte baisse. Le transporteur danois, comme tous ses concurrents, avait notamment souffert de la situation en mer Rouge où les rebelles houthis du Yémen ont mené des attaques contre des navires marchands.
En conséquence, la majorité des transporteurs avaient interrompu leur trafic dans cette zone. Ils empruntent depuis un itinéraire alternatif autour du cap sud-africain de Bonne-Espérance, plus long d'environ deux semaines et plus coûteux, ce qui s'est répercuté sur leurs finances. Une grande partie des 27 000 navires transitant par la mer Rouge chaque année ont néanmoins choisi cet itinéraire alternatif, selon le pôle d'expertise français dédié à la sûreté maritime MICA Center.
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Même si les rebelles yéménites n'ont plus attaqué de navire de commerce depuis le mois de novembre en mer Rouge, les transporteurs préfèrent déserter la zone pour le moment. « La sécurité de nos équipages, de nos navires et de votre cargaison étant notre priorité absolue, Maersk continuera à contourner l'Afrique via le cap de Bonne-Espérance jusqu'à ce que la sécurité du transit dans la zone (sus-citée) soit assurée à long terme », a fait savoir Maersk fin janvier.
Maersk estime que la situation devrait s'arranger puisqu'il prévoit une réouverture du trafic dans ces eaux situées entre l'Afrique du Nord et le Moyen-Orient entre le milieu et la fin de cette année. Confiant à ce sujet, le transporteur envisage une hausse de la demande de 3,5 % à 5,5 % en 2025 pour le transport de conteneurs, de 2 % à 4 % pour le transport aérien et de 3,5 % pour les activités logistiques.
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Et table sur un Ebitda entre 6 et 9 milliards de dollars (5,7 à 8,7 milliards d'euros) pour son année 2025. Preuve que l'armateur est optimiste : l'année dernière, il tablait sur un Ebitda entre 1 et 6 milliards de dollars pour 2024. De sombres prévisions qu'il a finalement largement dépassées.
(Avec AFP)
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