Uber débarque dans trois villes du sud de la France

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Les relations entre les chauffeurs de VTC et ceux des taxis traditionnels ont été émaillées d'incidents ces dernières années, notamment à Marseille.
Les relations entre les chauffeurs de VTC et ceux des taxis traditionnels ont été émaillées d'incidents ces dernières années, notamment à Marseille. (Crédits : Ginnette Riquelme)
Les chauffeurs de la plateforme Uber arrivent à Aix-en-Provence, Avignon et Toulon ce lundi, d'après Steve Salom, directeur général d'Uber en France, Suisse et Autriche, interviewé dans le Journal du Dimanche (JDD).

Malgré ses difficultés avec les autorités, Uber poursuit son bonhomme de chemin en France. La plateforme de réservation de voiture avec chauffeur (VTC) arrive dès lundi 17 septembre à Aix-en-Provence, Avignon et Toulon, portant ainsi à 15 le nombre de villes françaises où ses chauffeurs opèrent. Des tests, menés cet été, ont convaincu la filiale française de s'implanter dans ces trois nouveaux marchés:

"Six cents chauffeurs ont réalisé leur activité avec nous cet été dans ces trois villes et nous y avons enregistré 40.000 demandes de courses", précise Steve Salom au JDD, avant d'ajouter: "Et d'ici la fin de l'année nous ouvrirons une autre métropole française".

Climat très tendu pour Uber en France, et notamment à Marseille

Les relations entre les chauffeurs de VTC et ceux des taxis traditionnels ont été émaillées d'incidents ces dernières années, notamment à Marseille.

En 2016 un tribunal a débouté l'Union nationale des taxis et le Syndicat des taxis marseillais et de Provence qui s'étaient constitués partie civile contre deux chauffeurs Uber qu'ils accusaient d'exercice illégal de l'activité d'exploitant taxi.

Uber s'est aussi régulièrement trouvé sous le feu des critiques sur le front social en 2017, ses collaborateurs dénonçant la précarité de leur statut d'indépendant, avec des conditions de travail dégradées ou encore des risques d'accidents. Pour y répondre, la compagnie avait notamment mis en place une protection sociale pour ses chauffeurs en France en octobre 2017, avant de l'étendre aux coursiers en janvier.

Le patron d'Uber France se plaint lui de la longueur des démarches et examens obligatoires imposés aux chauffeurs:

"Devenir conducteur de VTC, c'est un parcours du combattant en France. Il faut compter de 6 à 12 mois. C'est plus long que partout ailleurs en Europe. En Suisse, par exemple, cela dépasse rarement 2 mois", déclare-t-il au JDD.

D'après l'hebdomadaire, 28.000 chauffeurs travaillent via la plateforme Uber en France.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2018 à 15:43 :
Uber va finir par perdre ses soutiens et de sa splendeur. C'est une usine a bruler un cash de dingue comme dirait notre president. Assez mauvaise image, pas besoin de passer par los angeles pour faire un vesoul-lure (patrie du sapeur Camember) et avec un modele assez facile a copier.

Je verrais bien l'emergence de petites plateformes regionales jouant sur l'aspect localoconvivial et ne couvrant pas que les villes, mais tout un territoire (mot a la mode) et soyons fous, sponsorisées ou poussées par les conseils generaux ou regionaux
Réponse de le 17/09/2018 à 13:57 :
Uber est un bien pour le marché du transport car il va challenger les entreprises installées sur un critère complètement ignoré en France : la qualité de service.

Je ne suis pas pour ou contre Uber, mais je suis pour que le client revienne au centre des préoccupations, et pas le statut des taxis ou le CA d'une entreprise non européenne, c'est à dire des sièges pour les enfants, la ponctualité, la propreté, la CB (et pas "désolé, la machine elle marche pu'), un coût honnête. Quand les taxis auront compris ça, la question ne se posera plus entre eux et Uber.

En attendant ...

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