Vitesse sur le périphérique parisien : la préfecture de police met en garde la Ville

Laurent Nuñez est préfet de police de Paris depuis le 21 juillet 2022.
Reuters

Laurent Nuñez est préfet de police de Paris depuis le 21 juillet 2022.
Reuters
« Le 1er octobre, le périphérique parisien passe à 50km/h ». C'est l'annonce choc d'Anne Hidalgo sur RTL, ce lundi matin, quelques heures après la cérémonie de clôture des Jeux paralympiques. À peine prononcée, la petite phrase de la maire (PS) de Paris a été rejetée par la présidente (LR) du conseil régional d'Île-de-France. Valérie Pécresse demande ainsi à Anne Hidalgo de « renoncer » à cette idée.
Sollicitée par La Tribune, la préfecture de police confirme avoir été sollicitée par la capitale sur ce projet d'abaissement de la vitesse sur la rocade de 35 kilomètres. « Dans les cadres des relations constructives qu'elle entretient avec la ville », elle déclare avoir rappelé sa position dans un courrier dès le 30 juillet dernier.
La mesure « pourrait emporter des conséquences sensibles en termes de temps de trajet pour les usagers, avec des effets reports importants sur les axes secondaires, amplifiant les difficultés de circulation dans toute la région parisienne », poursuit-on à la préfecture de police.
Aussi, « ce projet nécessite à la fois une expertise des services de l'Etat responsables du réseau national francilien et une consultation des collectivités publiques limitrophes », conclut-on du côté de Laurent Nuñez.
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La municipalité pourrait rétorquer qu'elle a déjà organisé dix « Ateliers du périphérique » politiques, territoriaux et techniques à l'échelle de la métropole du Grand Paris, afin d'étudier, avant même les Jeux, la pérennisation de la voie réservée. Une possibilité qui n'est toujours pas tranchée non plus, faute de ministre des Transports.
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