Hédimag bénéficie de la vogue des « camions-snacks »
La Tribune
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Parce que de plus en plus de Français mangent sur le pouce entre midi et deux, Hervé Diers, le PDG d'Hédimag, vend ses camions-snacks (friteries, croissanteries ou pizzerias)? comme des petits pains. Et comme il a eu la bonne idée de prêter sa friterie « Momo » à l'équipe du film « Bienvenue chez les Ch'tis », il vient de voir sa production de « baraques à frites » augmenter de 30 %.
Sa société emploie désormais 15 personnes pour construire et commercialiser près de 200 camions-magasins par an et réalise un chiffre d'affaires de 4,37 millions d'euros en 2008, un résultat en hausse de 25 %.
Il y a un peu plus de vingt ans, cet amoureux du rallye-raid (il a participé à son premier Paris-Dakar en 1985) a « inventé » son activité en mêlant ses deux passions : les sports mécaniques et la boulangerie. Parce qu'il y avait des travaux dans la rue de sa boulangerie d'Hazebrouck en 1987, il décide de « sauver son chiffre d'affaires » en installant sur la Grand'Place une remorque équipée d'un four de cuisson. « Dans la foulée, raconte Hervé Diers, un copain qui était rôtisseur sur le marché d'Hazebrouck m'a demandé de lui concevoir un camion-rôtisserie et c'était parti ! »
dakar 2009
En 1988, il se spécialise dans le négoce de camions-magasins fabriqués alors par la société nordiste BCC. Ce n'est qu'en 1995 qu'Hédimag, la SARL créée en 1991, se lance dans la construction complète des camions-magasins. « On a démarré avec un salarié dans un petit atelier à Caestre près d'Hazebrouck où on ne faisait que de l'assemblage. Aujourd'hui, nous construisons des carrosseries spécifiques que nous adaptons sur des châssis et des cabines Renault ou Citroën? »
Incapable de renoncer à la compétition automobile, Hervé Diers a emmené sur les pistes argentines et chiliennes du Dakar 2009 un camion-friterie de 3,2 tonnes équipé d'un moteur de 200 chevaux : « Ce rallye a été très dur et assez dangereux. On a roulé à notre rythme pour terminer 58e sur 92 véhicules à l'arrivée? »
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Alors qu'il travaille désormais avec plusieurs grands groupes (Sodexo, Holder) et développe ses exportations vers la Belgique (« Grâce aux retombées du film ! »), la Suisse et l'Afrique du Nord, Hervé Diers estime que « l'avenir, c'est la sandwicherie. Les ventes vont doubler dans les dix ans et nous proposons déjà un mini-concept avec un véhicule sans permis, un petit camion-magasin basé sur une XM Méga, le tout pour 20.000 euros. »
Éric Maitrot, à Lille
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