Blancq-Olibet change d'actionnaires

Le spécialiste du béret entend en profiter pour accélérer sa diversification.

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(Crédits : blancq-olibet)

AQUITAINE/TEXTILE

La société Blancq-Olibet ouvre une nouvelle page de son histoire. Elle vient en effet de changer de mains après avoir été détenue pendant six générations par la famille de ses créateurs. Une occasion pour cette entreprise implantée à Baudreix (Pyrénées-Atlantiques), autrefois spécialisée dans la fabrication de bérets, d'infléchir sa stratégie. « Jusqu'à présent, je me heurtais aux actionnaires dès qu'il me fallait faire passer mes idées. Aujourd'hui, j'ai les mains libres. Je vais pouvoir aller au bout de mes ambitions », assure Alain Zachar, directeur de la société depuis huit ans et désormais aussi actionnaire unique. Il va donc d'abord consolider son activité d'accessoires textiles pour sports d'hiver via ses deux marques, Pipolaki et Redeye, qui représentent aujourd'hui 70 % de son chiffre d'affaires contre 20 % pour les bérets et 10 % pour ses activités de sous-traitance, principalement pour Lacoste.

Ces marques ne sont présentes que dans 450 points de vente sur les 5.000 que compte le pays. « Nous sommes pour l'essentiel positionnés chez les distributeurs de montagne et presque totalement absent en plaine et en ville où il se fait 80 % des ventes de textiles en France », explique Alain Zachar. Il compte aussi développer l'activité vers des produits été. Objectif : d'une part, « lisser notre activité commerciale aujourd'hui concentrée sur une seule saison et, d'autre part, fidéliser davantage encore notre force de vente », explique Alain Zachar.

croissance 2008 : + 14 %

Enfin, si l'entreprise réalise 30 % de ses ventes à l'export, elle est surtout bien implantée dans les pays montagneux comme l'Espagne, l'Italie, la Suisse et l'Autriche. À présent, de nouvelles régions ou pays sont visées comme la Scandinavie ou le Royaume-Uni, où ses accessoires sont certains de trouver des débouchés. Alain Zachar veut aller vite. « Nous n'avons plus de temps à perdre », lance-t-il. Après la restructuration de la société qui s'est traduite par l'externalisation de l'essentiel de sa production, l'entreprise est désormais rentable. Après une année 2007 difficile en raison du manque de neige, la saison 2008 lui a permis de renouer avec la croissance (+ 14 %), avec un chiffre d'affaires de 2,2 millions d'euros. Frank Audonnet, à Bayonne

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