Alimentation : le modèle de C'est qui le Patron ? ! fait des émules

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Une vingtaine de produits sont désormais commercialisés par C'est Qui Le Patron?!, qui construit ses cahiers des charges et le juste prix payé aux producteurs au travers de consultations des citoyens.
Une vingtaine de produits sont désormais commercialisés par C'est Qui Le Patron?!, qui construit ses cahiers des charges et le "juste prix" payé aux producteurs au travers de consultations des citoyens. (Crédits : Reuters)
Quatre ans après le lancement de la première brique de lait de la marque co-créée par les consommateurs, de nombreuses entreprises s'inspirent de son modèle. Et C'est qui le Patron?! ne cesse de s'agrandir, en France comme à l'étranger.

En octobre 2016, quand la première brique de lait de C'est Qui Le Patron?! est arrivée dans les supermarchés, le succès a été aussi massif que la surprise. En une année, 33 millions de litres de lait ont été vendus: bien au-delà des ambitions des co-lanceurs de l'initiative, Nicolas Chabanne et Laurent Pasquier, qui en visaient à peine 5 millions.

Quatre ans plus tard, la "marque des consommateurs" qui, via des consultations de citoyens, élabore ses cahiers des charges et le "juste prix" ainsi payé aux producteurs, peut s'enorgueillir d'avoir séduit 16 millions d'acheteurs, avec plus d'une vingtaine de produits dans les rayons, de la baguette au poulet en passant par les oeufs et les sardines. À une époque où les citoyens demandent de plus en plus des comptes sur ce qu'ils mangent et sur comment est dépensé leur argent, son modèle participatif est aussi de plus en plus imité, en France comme à l'international.

Une dizaine d'initiatives cautionnées à l'étranger

Depuis le lancement de la marque dans l'Hexagone, C'est Qui Le Patron?! (CQLP) a ainsi été sollicitée de toutes parts par des acteurs souhaitant développer le concept à l'étranger, témoigne Nicolas Chabanne. Une nouvelle surprise pour lui et pour son équipe, après celle représentée par le succès français:

"C'était inattendu car nous n'étions pas préparés pour un développement ailleurs qu'en France", explique-t-il.

Le constat du caractère citoyen de ces demandes, ainsi que la conscience qu"élargir la famille des consommateurs français"ne pouvait qu'en...

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Commentaires
a écrit le 27/10/2020 à 17:16 :
Ce matin, y avait encore du poulet qui paie mieux les éleveurs chez Lec*, serré comme des sardines avec les autres de diverses origines & labels. Un jour je vais l'essayer, ça fait 5 repas de midi assurés. Celui des Landes chez GrandFr*, ai rien vu de "meilleur" que Loué mais deux fois plus cher au kilo.
Y a eu une époque mais ça n'a pas duré car assez indiscret, où on voyait le prix d'achat des fruits (légumes sais plus) à côté du prix de vente. Marge souvent de 70 à 100%, le frais ça ne dure pas, s'abime, etc. Mais était-ce la somme que touchait le producteur (sans soustractions, pour être distribué par Lec* par ex, les idées de "taxes" doivent fleurir en GS, non ? Soustraire le prix du transport (et le faire payer au consommateur), ....) ?
a écrit le 27/10/2020 à 9:02 :
Cette marque qui permet aux agriculteurs de mieux vivre est plébiscité par les consommateurs.

Pendant ce temps là, la PAC qui veut faire de l'agriculture encore plus industrielle a été voté. Honte à nos députés européens soumis aux lobby de l'agro-chimico-industrie.

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