Après Vinci, Bouygues veut aussi réduire son impact environnemental
César Armand

Martin Bouygues compte bien s'inspirer des pratiques mises en place dans... son vignoble de Montrose.
Eric Gaillard
César Armand

Martin Bouygues compte bien s'inspirer des pratiques mises en place dans... son vignoble de Montrose.
Eric Gaillard
Limiter l'élévation des températures à 1,5°C d'ici à 2100. C'est l'un des principaux objectifs de l'accord de la COP21, approuvé à Paris en décembre 2015. Quatre ans plus tard, Bouygues le fait sien et annonce ce 20 février une réduction des émissions de gaz à effet de serre du groupe d'ici à 2030. Pour y parvenir, Martin Bouygues a annoncé l'établissement d'un plan d'action pour les cinq métiers du groupe, dans le courant de l'année.
Entre-temps, un "véhicule informatique spécial" pour partager la connaissance et former les équipes a été lancé. "Il reste beaucoup à faire", a insisté Martin Bouygues. "Nous pouvons contribuer à modérer la croissance du réchauffement climatique, car nous avons un savoir-faire et un leadership reconnu, mais nous devons recentrer nos efforts pour réduire nos propres émissions."
Interrogé par La Tribune sur une idée transversale qui pourrait être instaurée sans attendre, le patron de la major a promis d'"étudier tout ce qui contribue aux émissions de carbone à travers [ses] produits, [ses] matériaux, la manière dont [ils se comportent], les locaux, les véhicules..."
En réalité, Martin Bouygues compte bien s'inspirer des pratiques mises en place dans... son vignoble de Montrose, un château qu'il a acheté à Saint-Estèphe (Gironde) avec son frère Olivier il y a une quinzaine d'années. Dès le départ, leur stratégie était "double" : "une empreinte carbone la plus faible possible voire négative" et "passer au bio le plus rapidement." Depuis, ces buts ont été atteints, assure-t-il.
Le géant du BTP déclare aussi capter le carbone lors de la fermentation des raisins pour le transformer en bicarbonate. De même qu'il dit avoir passé des contrats de recherche et développement (R&D) avec des universités pour remplacer le sulfate de cuivre, produit de traitement utilisé même dans le bio. Mais ce dont il est le plus fier reste ses tracteurs électriques de technologie française.
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"Chez Colas [spécialisé dans la route et le rail, Ndlr], il peut y avoir des voies de progrès avec des investissements en R&D avec des fournisseurs", estime Martin Bouygues. "Le chemin est assez long, mais je souhaite qu'on accélère."
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En attendant, le directeur général délégué du groupe, Olivier Roussat, s'est déjà félicité du "large portefeuille de solutions bas carbone", citant la plus grande centrale photovoltaïque flottante d'Europe, le lancement de l'offre de services Wattway, ces "générateurs de courant autonomes pour la voirie" dans la continuité de la route solaire, la livraison de la plus haute tour de France en logements 100% bois ou encore la première smart city française à Dijon.
En revanche, si ce dernier a également promis le "renforcement" de ces technologies, il n'est pas rentré dans les détails économiques et financiers que cela implique.
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