Bouygues Telecom fustige les règles d’attribution des fréquences 5G

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Bouygues Telecom craint qu'au terme de la procédure d'attribution de la 5G, prévue à l'automne, Orange et SFR disposent d'un trop grand portefeuille de fréquences.
Bouygues Telecom craint qu'au terme de la procédure d'attribution de la 5G, prévue à l'automne, Orange et SFR disposent d'un trop grand portefeuille de fréquences. (Crédits : Rafael Marchante)
En marge de la présentation des résultats semestriels du groupe, ce jeudi, ses dirigeants ont tiré à boulet rouge contre les modalités d’attribution des fréquences 5G aux opérateurs.

Le schéma, en l'état, ne leur convient pas du tout. Ce jeudi, l'état-major de Bouygues Telecom a fustigé la proposition d'attribution des fréquences 5G aux opérateurs dévoilée par l'Arcep, le régulateur des télécoms, à la mi-juillet. En marge de la présentation des résultats semestriels de Bouygues et de sa filiale dans les télécoms, les dirigeants de cette dernière n'ont pas mâché leurs mots. A commencer par Didier Casas, le directeur général adjoint de Bouygues Telecom, qui « conteste vigoureusement » le schéma proposé par l'Arcep. « C'est incompréhensible de la part du régulateur », a-t-il renchéri.

Dans sa proposition d'attribution des fréquences 5G, l'Arcep a choisi une procédure en deux temps. En premier lieu, les quatre opérateurs nationaux (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) pourront chacun acquérir un bloc de fréquences de 40 à 60 MHz, à prix fixe déterminé par le gouvernement. Dans un second temps, les fréquences restantes (sachant qu'un total de 310 MHz sera attribué) seront mises aux enchères. Ici, les opérateurs auront le droit d'acquérir plusieurs blocs de 10 MHz, avec un prix de réserve également décidé par l'exécutif. Sachant qu'un plafond, qui détermine le maximum de fréquences 5G que peut acquérir un groupe, a été fixé à 100 MHz.

L'Arcep appelée à revoir sa copie

Le problème, aux yeux de Didier Casas, est que ces règles du jeu, qui sont encore en négociation, ouvre la voie à une éventuelle répartition très inéquitable des fréquences. Dans un « scénario noir », illustre le dirigeant, les Orange et SFR, qui disposent de davantage de moyens que leurs rivaux Bouygues Telecom et Free, pourraient se retrouver avec un portefeuille de fréquences 5G de 100 MHz, contre 50 MHz pour leurs concurrents. Dans ce cas, l'opérateur historique et celui au carré rouge seraient en mesure de proposer une qualité de service et des débits beaucoup plus performants que ceux de leurs rivaux. Et ainsi faire voler en éclat leurs ambitions dans la 5G. Pour éviter cela et préserver un certain équilibre dans la répartition des fréquences, Bouygues Telecom milite pour des blocs à tarif fixe de 60 MHz, couplés à un plafond maximum de 90 MHz par opérateur.

Pour défendre ces desiderata, Didier Casas rappelle que la 5G est largement taillée pour les entreprises, alors que la 3G et la 4G concernent davantage le grand public. De fait, les industriels de nombreux secteurs d'activité misent sur la 5G pour développer la voiture connectée, des usines intelligentes ou encore la télémédecine. Cela signifie, en clair, que si Orange et SFR raflaient trop de fréquences 5G par rapport à leurs rivaux, ils renforceraient leur leadership dans les télécoms professionnelles. Ce qui mettrait à mal, selon Didier Casas, la concurrence sur ce marché stratégique, encore ultra-dominé par l'opérateur historique, et dans une moindre mesure par celui de Patrick Drahi. Le dirigeant demande ainsi l'Arcep, qui appelle depuis des années à davantage de concurrence sur ce segment, de joindre la parole aux actes.

L'autre sujet qui fâche concernant l'attribution des fréquences 5G est lié aux obligations des opérateurs. L'une d'elles prévoit d'importants déploiements de cette technologie dans les campagnes. Avec cette obligation, l'Arcep veut éviter que la 5G ne soit réservée qu'aux grandes agglomérations, et n'accouche d'une nouvelle fracture numérique vis-à-vis des campagnes et territoires peu peuplés. Mais selon Richard Viel, le directeur général de Bouygues Telecom, cette volonté se heurte à « la caractéristique même » des fréquences 5G qui seront mises en vente. Celles-ci, insiste le dirigeant, sont des fréquences « hautes », qui portent beaucoup moins loin que les fréquences « basses ». En clair, elles ne seraient pas, selon lui, « optimales pour faire du rural ».

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a écrit le 30/08/2019 à 21:24 :
On ne va pas se l'arracher la 5G : un émetteur tous les 900 mètres et grosse puissance nécessaire pour traverser les murs béton armé. In fine grosse concentration et grosse pollution. Nombre de grandes villes la refusent déjà. Son meilleur marché devrait être la boucle locale dans les villages de campagne ou dans les usines.
a écrit le 30/08/2019 à 14:55 :
arguments tirés par les cheveux : l'achat de fréquences est un investissement qui promet un bon ROI, chacun peut emprunter à taux très bas.
Par ailleurs, les opérateurs investisseurs n'ont pas plus de moyens, ils ont déjà des dizaines de milliards de dette, ce qui prouve contrairement aux messages rabâchés qu'ils ne se "gavent pas", marge nette de moins de 5% et investissements élevés pour se développer comme chacun peut le faire.
A l'inverse, la surenchère des prix (l'impôt fréquences, la France politico-administrative ne sait que taxer, imposer, recruter) est absurde, il faudrait une équité de traitement pour l'achat de l'outil de travail.
Car il faut mettre des milliards pour avoir des fréquences (des courants d'air), d'autres milliards pour commencer à développer les réseaux, payer la taxe sur la production, l'IFER (impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux, le racket sur les télécom), tout ça avant d'avoir un euro de CA...on est en France...
mieux vaudrait des fréquences pas chères et des obligations rapides et controlées de couverture du territoire (existe mais le régulateur ne tappe pas sur son protégé).
Car ensuite, les opérateurs archi-plombés ne peuvent pas trop dépenser en couverture, donc on fait appel à la dépense publique pour combler la lacune...Neutre ? que néni, car tout financement public alimente au passage l'usine fantôme, grosse évaporation entre la source et ce qui est utile in fine...
quand à la remarque sur la couverture, on est dans l'absurdité la plus totale. Au lieu d'imposer la fibre partout (FTTH) sur le territoire et pour chaque client quel qu'en soit le coût (pharaonique) et la lenteur (par le régulateur indépendant mais nommé par l'état..), il vaudrait mieux déployer une seule fibre par armoire VDSL déployée (utilisation des 2 derniers km de cuivre), ce qui couterait 5 à 10 fois moins cher, permettrait d'aller beaucoup plus vite en couverture THD et permettrait d'économiser 25 milliards de mauvaise dépense publique.
Mais surtout, ça permettrait d'optimiser les canaux radio sur la partie finale et d'avoir une mutualisation des canaux radio fixes et mobile, et donc de s'affranchir des couteux et laborieux câblages finaux, plus besoin de FTTH...tout en utilisant les fibres des armoires dans un schéma directeur gloabal réseaux fixes et mobiles...
mais impossible de faire simple et efficace dans ce pays soviétique (en fait, la russie n'est n'est plus là), c'est dépense publique maximale pour résultats les plus médiocres. Pas étonnant que les autres pays avancent beaucoup plus vite et se posant les bonnes questions au lieu d'administratifs qui imposent des choix techniques sans rien connaitre aux opérateurs contraints de travailler à l'opposé de leurs expertises réseaux.
"Normal", il faut bien que les 25 employés du régulateur, passés à plus de 180 fassent tourner l'usine à produire des régles forcément absurdes puisque faire simple leur supprimerait leurs emplois, ..on est en France...
a écrit le 30/08/2019 à 14:49 :
arguments tirés par les cheveux : l'achat de fréquences est un investissement qui promet un bon ROI, chacun peut emprunter à taux très bas.
Par ailleurs, les opérateurs investisseurs n'ont pas plus de moyens, ils ont déjà des dizaines de milliards de dette, ce qui prouve contrairement aux messages rabâchés qu'ils ne se "gavent pas", marge nette de moins de 5% et investissements élevés pour se développer comme chacun peut le faire.
A l'inverse, la surenchère des prix (l'impôt fréquences, la France politico-administrative ne sait que taxer, imposer, recruter) est absurde, il faudrait une équité de traitement pour l'achat de l'outil de travail.
Car il faut mettre des milliards pour avoir des fréquences (des courants d'air), d'autres milliards pour commencer à développer les réseaux, payer la taxe sur la production, l'IFER (impôt forfaitaire sur les entreprises de réseaux, le racket sur les télécom), tout ça avant d'avoir un euro de CA...on est en France...
mieux vaudrait des fréquences pas chères et des obligations rapides et controlées de couverture du territoire (existe mais le régulateur ne tappe pas sur son protégé).
quand à la remarque sur la couverture, on est dans l'absurdité la plus totale. Au lieu d'imposer la fibre partout (FTTH) sur le territoire et pour chaque client quel qu'en soit le coût (pharaonique) et la lenteur (par le régulateur indépendant mais nommé par l'état..), il vaudrait mieux déployer une seule fibre par armoire VDSL déployée (utilisation des 2 derniers km de cuivre), ce qui couterait 5 à 10 fois moins cher, permettrait d'aller beaucoup plus vite en couverture THD et permettrait d'économiser 25 milliards de mauvaise dépense publique.
Mais surtout, ça permettrait d'optimiser les canaux radio sur la partie finale et d'avoir une mutualisation des canaux radio fixes et mobile, et donc de s'affranchir des couteux et laborieux câblages finaux, plus besoin de FTTH...tout en utilisant les fibres des armoires dans un schéma directeur gloabal réseaux fixes et mobiles...
mais impossible de faire simple et efficace dans ce pays soviétique (en fait, la russie n'est n'est plus là), c'est dépense publique maximale pour résultats les plus médiocres. Pas étonnant que les autres pays avancent beaucoup plus vite et se posant les bonnes questions au lieu d'administratifs qui imposent des choix techniques sans rien connaitre aux opérateurs contraints de travailler à l'opposé de leurs expertises réseaux.
"Normal", il faut bien que les 25 employés du régulateur, passés à plus de 180 fassent tourner l'usine à produire des régles forcément absurdes puisque faire simple leur supprimerait leurs emplois, ..on est en France...
a écrit le 30/08/2019 à 13:10 :
tout pour les copains coquins ?

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