Décarbonation des travaux publics: les majors du BTP se mettent en ordre de marche
César Armand
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Elles n'ont plus le choix. D'ici à 2030, les "majors" françaises du BTP devront avoir diminué leur empreinte carbone de 40% avant d'atteindre le zéro carbone en 2050. Ce sont les Vinci, Bouygues, Eiffage et Saint-Gobain dont le rôle est primordial dans la construction des infrastructures: canalisations, rails, routes, ponts et autres voies ferrées.
Pour connaître leur poids carbone et celui de l'ensemble du secteur, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP), dont Vinci, Bouygues, Eiffage sont membres, a mandaté le cabinet de conseil Carbon4, l'agence d'accompagnement au développement durable Utopies ainsi que l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Surprise: l'acte de construire dans les travaux publics représente 3,5% des émissions de gaz à effet de serre (GES) françaises. Pire, les flux d'énergies et de personnes qui empruntent ces ouvrages - trains, véhicules... - pèse plus de 50% des GES. Soit 53,5% au total...
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Pour régler le problème, les trois équipes d'experts ont élaboré deux scénarios. Le premier est fondé sur la sobriété, c'est-à-dire la limitation des usages, des consommations et le développement des circuits courts et de la mobilité durable. Il coûterait 16,2 milliards d'euros par an d'ici à 2050, soit 486 milliards d'euros au total. La seconde hypothèse, basée sur les technologies, fait, elle, le pari de l'innovation, de l'hydrogène et de l'électrification massive des routes et de la métropolisation. Cette dernière reviendrait à 29,9 milliards d'euros par an, soit 897 milliards d'euros au cours des trente prochaines années.
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