« Près d'un tiers de notre dette est liée à nos ambitions RSE » (Antoine Metzger, NGE)
César Armand
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Antoine Metzger est président de NGE depuis 2014.
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LA TRIBUNE- La Fédération nationale des travaux publics auditionnera ce 24 février les candidats à l'élection présidentielle sur le thème « Investir la transition écologique ». Qu'en attendez-vous ?
ANTOINE METZGER- Nous savons tous que la France doit baisser ses émissions de gaz à effet de serre de 40% à horizon 2030 pour atteindre la neutralité carbone en 2050. En ce qui concerne les infrastructures, il faut néanmoins faire la différence entre ce qui est émis pendant les phases de construction et ce qui est lié aux usages (tout ce qui utilise les infrastructures, l'automobile, les trains...,NDLR). Sans surprise, les chantiers, représentent 3,5% des émissions de gaz à effet de serre, les usages 50%.
Comment inverser la tendance ?
Ne tirons pas sur l'ambulance ! Construire, rénover les infrastructures et les préparer aux futurs usages sont devenus nos priorités. Si nous voulons que demain il y ait davantage de voitures électriques sur les autoroutes, cela suppose de les concevoir et de les alimenter intelligemment. Électrifier les grands axes, développer le vélo, le ferroviaire, l'hydrogène, il faut faire tout cela ! On n'attrape pas des mouches avec du vinaigre et il faut des investissements.
De quel ordre ? La FNTP chiffre la facture de la neutralité carbone entre 500 et 900 milliards d'euros d'ici à 2050, selon que le scénario soit fondé sur la sobriété ou les technologies.
Ces chiffres peuvent faire peur. Mais si vous les divisez par trente, vous les ramenez entre 16,2 et 29,9 milliards d'euros, et au regard des dépenses de l'Etat favorables au climat de 37 milliards d'euros dans le budget 2021, cela ne paraît pas si énorme.
Chaque semaine, les enjeux clés de la transition écologique.

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Dans son analyse, la FNTP a bien présenté les choses. Elle prêche peut-être pour sa paroisse en orientant ses préconisations, mais rappelle que pour tenir les engagements de 2030, il faudra encore construire des infrastructures pour répondre aux usages et ne pas laisser les infrastructures se délabrer. Certes, cela émet des gaz à effet de serre supplémentaires, mais ne rien faire, cela en émet encore plus et coûte encore plus cher.
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