BTP : les travaux publics veulent verdir l’élection présidentielle
César Armand
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C'était il y a cinq ans, quasiment jour pour jour. En pleine campagne présidentielle de 2017, la Fédération nationale des travaux publics (FNTP, 8.000 adhérents, 300.000 salariés, 40 milliards d'euros de chiffre d'affaires en France, 32 milliards à l'étranger) demandait une programmation des investissements de l'Etat dans les transports. Elle l'a obtenue dans le projet de loi d'orientation des mobilités promulgué en décembre 2019. Elle exigeait un conseil d'orientation des infrastructures. Patron de la FNTP depuis 2013, Bruno Cavagné, en est le premier vice-président.
Aujourd'hui, le secteur des canalisations, des rails, des routes, des ponts et des voies ferrés, qui pèse 2% du PIB, devrait toucher 1,9 milliard d'euros d'ici à fin 2022 dans le cadre de France Relance. Mais les travaux publics auront surtout besoin d'entre 250 et 450 fois plus pour accomplir leur mue environnementale. Ils doivent en effet diminuer de 40% leur empreinte carbone d'ici à 2030 et atteindre le zéro carbone en 2050.
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Après avoir adopté, le plus souvent, des positions défensives, notamment sur le dispositif fiscal sur le gazole non routier (GNR), la fédération des TP a mandaté le cabinet de conseil Carbon4, l'agence d'accompagnement au développement durable Utopies ainsi que l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Il en ressort que l'acte de construire représente 3,5% des émissions de gaz à effet de serre (GES) françaises. Pire, l'empreinte carbone liée aux flux d'énergie et de personnes qui utilisent les infrastructures pèse plus de 50% des GES.
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