Huit start-up pionnières de l’hydrogène en France
Juliette Raynal
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Photo d'illustration
Lhyfe
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Basé dans le petit village de Motte-Fanjas, au cœur de la Drôme, McPhy a parié sur la molécule verte dès 2008, bien avant que l'hydrogène ne soit propulsé sur le devant de la scène comme un élément clé de la transition énergétique. Douze ans plus tard, cette PME qui emploie 110 collaborateurs en France, en Allemagne et en Italie, entend devenir leader d'un marché de niche en pleine expansion. Sa spécialité ? La fabrication d'électrolyseurs et de stations hydrogène pour la mobilité. Pour sa production, l'entreprise, côté à la Bourse de Paris depuis 2014, s'appuie aujourd'hui sur deux usines, l'une dans la Drôme, l'autre en Italie dans la région de Toscane. Pour faire face à la forte demande, elle prévoit d'ouvrir une nouvelle usine pour assembler ses stations de recharge, puis de bâtir une gigafactory pour produire des électrolyseurs à grande échelle. Les deux usines seront implantées en France. A l'horizon 2026/2028, McPhy pourrait compter 750 employés.
Lhyfe nourrit de grandes ambitions. Cette start-up créé par Matthieu Guesné, un ancien du CEA, veut devenir leader européen de la production propre d'hydrogène grâce à l'électrolyse de l'eau. Ce procédé permet de casser la molécule d'eau (H20) grâce à un courant électrique pour récupérer l'hydrogène. La start-up nantaise a d'ores et déjà investi 6 millions d'euros aux pieds des éoliennes de Bouin, en Vendée. Ces dernières alimenteront l'électrolyseur, coconstruit avec le norvégien Nel. Objectif : produire, dès le mois de mai, 300 kg d'hydrogène quotidiennement. En 2023, Lhyfe entend produire 40 tonnes d'hydrogène par jour.
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Elle a enflammé la Bourse en début d'année, en levant 97 millions d'euros sur un objectif initial de 70 millions d'euros. Fondée en 2004, HRS, pour Hydrogen-Refueling-Solutions, n'a pas l'image d'une startup classique. A l'origine, la société grenobloise était spécialisée dans la tuyauterie industrielle pour des environnements critiques, comme le nucléaire et les semiconducteurs. En 2009, elle est contactée par Air Liquide qui cherche un partenaire pour fabriquer les stations hydrogène qu'il conçoit. Des stations de recharge, justement composées de tuyaux et reposant sur un savoir-faire lié à la chaudronnerie. En 2019, HRS décide de proposer ses propres stations. Aujourd'hui, la société a installé 17% des stations présentes en Europe.
Juliette Raynal