Et un de plus ! La Commission européenne a présenté publiquement, fin novembre 2022, une proposition de certification volontaire de séquestration de CO2, et uniquement ce gaz à effet de serre, dans certaines pratiques agricoles ou certains matériaux tel que le bois. « Nous espérons parvenir à un accord européen sur le cadre général de la certification d'ici 2024 », précise la Commission européenne. Les méthodes pour certifier seront discutées dans le courant de l'année 2023 grâce à des groupes d'experts, constitués de scientifiques, de membres de la Commission et d'industries.
Une mesure qui vient s'additionner aux contraintes des agriculteurs français, déjà soumis au Label bas-carbone. Difficile de s'y retrouver, d'autant que le cadre de certification proposé par la Commission européenne reste très léger dans ses ambitions. Les associations se disent « déçues » et dénoncent un projet « peu clair » susceptible d'alimenter le greenwashing de certaines entreprises.
Afin d'atteindre son objectif de neutralité carbone d'ici à 2050, l'Union européenne souhaite mettre l'accent sur la séquestration volontaire durable de CO2. Pour cela, elle mise sur trois pilier fondamentaux : développer le stockage du carbone dans les sols agricoles, encourager les pratiques qui augmentent la séquestration comme l'agroforesterie, et promouvoir une nouvelle chaîne de valeur industrielle pour le captage notamment via les matériaux de construction en bois. Problème : ce cadre n'implique que la séquestration, pas la réduction d'émissions de CO2. « Un non-sens environnemental » pour Farm Europe.