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Les "labels bas carbone", le pari du gouvernement pour décarboner l'agriculture

Photo de Giulietta Gamberini

Giulietta Gamberini

Publié le 07 février 2022 à 17:22 - Mis à jour le 07 février 2022 à 17:31

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Agriculture tracteur

Lancés en 2019 par le gouvernement, ces labels sont des outils de certification des projets de réduction des émissions de GES et de séquestration de carbone fondés sur des méthodologies validées.

Reuters

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17 juillet 2026

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Les 7 et 8 février, une réunion informelle des ministres de l'Agriculture européens est consacrée à ces outils de décarbonation de l'agriculture, que le gouvernement français veut promouvoir dans l'Hexagone comme dans l'Union européenne. Ils poursuivent un double objectif: augmenter le carbone stocké dans les sols, et assurer une source de revenus complémentaires aux agriculteurs.

85 millions de tonnes équivalent CO2 chaque année, représentant 19% des émissions de gaz à effet de serre (GES) nationales: la France n'atteindra pas son objectif de neutralité carbone en 2050 sans engager son secteur agricole, le troisième émetteur du pays après le bâtiment et les transports. Conscient de ce défi, le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, mise sur une formule pour le relever et accélérer: "concilier les valeurs environnementale et économique". Il n'a cessé de la répéter le 31 janvier, lors d'une table-ronde consacrée à l'un des principaux instruments de cette stratégie: les labels bas carbone (LBC).

Lancés en 2019 par le gouvernement, ces labels sont des outils de certification des projets de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de séquestration de carbone fondés sur des méthodologies validées. Elaborés en partenariat avec l'Agence de la transition écologique (Ademe) et une pluralité d'autres organisations (professionnelles, non gouvernementales, d'études etc.), ils ont vocation à être monétisés, les entreprises pouvant les financer afin de compenser leurs propres émissions incompressibles. Conçus pour s'appliquer à l'ensemble des secteurs économiques, dans les secteurs agricoles et forestiers, où ont été certifiés les premières méthodes et projets, les  labels bas carbone  poursuivent ainsi un double objectif : valoriser voire augmenter les 30 millions de tonnes équivalent CO² stockées chaque année grâce à leurs puits naturels, en assurant en parallèle une source de revenus complémentaires aux agriculteurs, qui s'engagent pour cinq ans.

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L'agriculture compte ainsi déjà six méthodes validées et une vingtaine en cours de rédaction, 168 projets labellisés ,pour plus de 406.000 tonnes de carbone économisées et 260 projets en cours d'instruction, 1000 agriculteurs engagés et une soixantaine de financeurs. Le gouvernement compte aujourd'hui passer à la vitesse supérieure, en structurant un marché encore balbutiant. Cette volonté figure d'ailleurs parmi les priorités de la présidence française du Conseil de l'Union européenne (PFUE).

Giulietta Gamberini

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