Municipales 2020 : l'environnement s’impose aux maires de demain
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« C'est bien dans les territoires et par les communes que la transition se fait concrètement (...) C'est d'ailleurs là que les initiatives les plus innovantes, bien souvent, ont été prises (...) Les maires ont un rôle clé. » C'était le 19 novembre en ouverture du Congrès des maires: le président de la République vantait l'action des présidents d'intercommunalité et des maires en matière de transition écologique. Car les élus locaux se situent aux avant-postes pour rénover les bâtiments publics, premier émetteur de gaz à effet de serre et premier consommateur d'énergie.
Certains estiment pourtant que le savoir-faire n'est pas toujours au rendez-vous. « Je suis effaré », confie l'un d'eux, membre du bureau de l'Association des maires de France (AMF) et candidat à sa réélection en mars. « Même lorsqu'il y a des moyens dédiés, les entreprises n'ont pas les techniques et sous-traitent. Le vrai problème, c'est la perte de compétences », insiste-t-il.
Il n'empêche d'aucuns redoutent que la suppression de la taxe d'habitation sur les résidences principales, néanmoins compensée par une fraction de TVA, ne grève leurs budgets verts. « Nous rendons des services sur lesquels il est difficile de faire beaucoup d'économies. Faire autant avec moins, nous arriverons à l'os », poursuit ce même édile, très engagé sur les questions de développement durable. Pourtant, en renforçant les investissements dans la révolution environnementale, les maires peuvent réduire leurs dépenses de fonctionnement.
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« Par exemple, sensibiliser à la question des déchets, c'est baisser le nombre de tonnages et donc de collectes, de même que cela protège le pouvoir d'achat de nos concitoyens », estime Nicolas Portier, directeur général de l'Assemblée des communautés de France (AdCF), qui fédère plus de 1.000 intercommunalités de toute taille. « La transition écologique n'engendre pas que des coûts, elle les fait même diminuer », assure-t-il encore. D'autant que l'« urgence écologique » est désormais une notion inscrite dans la programmation pluriannuelle de l'énergie, adoptée en juillet. « 2020-2026 sera le dernier mandat utile, estime Fabrice Boissier, directeur général de l'Ademe, bras armé du financement de la transition écologique dans les collectivités.En 2030, il sera trop tard pour atteindre l'objectif de neutralité carbone en 2050. »
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