Aéronautique : Figeac Aéro dopé par la remontée des cadences

Florine Galéron
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Photo d'illustration
Rémi Benoit

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Mois après mois, Figeac Aéro retrouve des couleurs. Premier sous-traitant aéronautique européen avant la crise, le groupe lotois avait vu son chiffre d'affaires chuter de moitié avec le Covid, passant de 441 millions en mars 2020 à 205 millions d'euros au printemps 2021. Depuis, le sous-traitant remonte progressivement la pente. À fin mars 2022, le groupe lotois avait réalisé un chiffre d'affaires annuel de 282 millions d'euros.
Figeac Aéro a annoncé ce 24 mai un exercice 2022-2023 avoir « atteint son objectif de croissance ». L'entreprise a vu son chiffre d'affaires bondir de plus de 20% sur un an pour s'établir à 341 millions d'euros. La croissance d'activité frôle même les 23% en ne prenant que la division aérostructures et aéromoteurs, la hausse étant plus modérée sur les activités de diversification (défense, énergie et oil & gas en progression de quasiment 7%).
« Cette performance reflète principalement la hausse des cadences de production des grands industriels du secteur, avec lesquels Figeac Aéro continue de renforcer ses partenariats », analyse le groupe. Airbus vise sur l'A320, 65 appareils produits par mois à la fin 2024, puis 75 par mois à la fin 2026 (contre 43 par mois sur l'année 2022), pour l'A350, 9 appareils par mois à la fin 2025 (contre 5 sur l'année 2022). De son côté, Boeing projette pour le B737, 38 avions par mois à la fin 2023, puis 50 par mois à la fin 2025 ou début 2026 (contre 31 en 2022).
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Figeac Aéro « dispose d'un atout majeur avec une empreinte industrielle d'ores et déjà dimensionnée pour la croissance » estime le groupe fondé en 1989 qui avait connu avant le Covid une croissance fulgurante, passant de 19 à 441 millions d'euros de chiffre d'affaires entre 2000 et 2020. Au total, le spécialiste des pièces aéronautiques métalliques affiche un carnet de commandes d'environ 3,4 milliards d'euros.
Florine Galéron