« Il y a toujours beaucoup trop d'avions qui viennent perturber nos nuits », dénonce Chantal Beer-Demander, présidente du collectif toulousain contre les nuisances aériennes (CCNAAT).
Pour sa part, l'aéroport Toulouse-Blagnac met en avant que l'engagement de ne programmer aucun vol commercial de passagers programmé entre minuit et 6h « a été tenu sur le mois de juin » et que « des vols commerciaux passagers retardés ont effectivement été constatés ».
En effet, en cas de retards accumulés au fil de la journée, les compagnies aériennes peuvent toujours atterrir en coeur de nuit. Ces dérapages concernent en premier lieu les low-cost qui prévoient des temps de rotations plus restreints que les compagnies traditionnelles entre deux vols, ce qui complique le respect des horaires en cas d'imprévu. D'après le CCNAAT, Ryanair et Easyjet, totalisent à elles deux 82% des décollages en cœur de nuit sur le programme estival de l'année 2023. « L'enjeu de réduction des nuisances sonores est un défi exigeant et collectif et ATB nourrit un dialogue permanent avec les compagnies aériennes pour une plus grande maîtrise de leur activité durant la nuit », fait savoir ATB.