Spatial : Aldoria double ses effectifs à Toulouse pour surveiller l’espace

Florine Galéron
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Aldoria a déjà déployé un réseau de six stations.
Aldoria

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Aldoria a déjà déployé un réseau de six stations.
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Toulouse s'impose plus que jamais comme le centre névralgique des projets de surveillance de l'espace. Née en 2017 à Paris sous le nom Share My Space, la société, devenue entre-temps Aldoria, a posé ses valises il y a deux ans dans la Ville rose et vient d'inaugurer un nouveau siège social à deux pas d'Airbus Defence & Space et du CNES.
La capitale européenne du spatial héberge aussi le siège de Look Up Space qui veut déployer un réseau mondial de radars pour cartographier les objets en orbite, ou encore du Japonais Astroscale qui veut envoyer des satellites pour aller récupérer les débris.
Pour sa part, Aldoria s'affiche comme un pionnier de la surveillance de l'espace en ayant déjà déployé six stations (trois stations mono télescopes et trois multi-télescopes) réparties sur quatre continents et l'objectif d'atteindre 12 stations à terme. Grâce à ce réseau, Aldoria a pu identifier 22.000 objets en orbite de plus de dix centimètres. « Nous allons bientôt déployer en production une station de télescope de 500 mm de diamètre pour descendre le seuil de détection à sept centimètres », explique Romain Lucken, PDG de la start-up.
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Un enjeu majeur face à la prolifération exponentielle de débris de petite taille qui peuvent générer d'importants dégâts sur les satellites. D'après les derniers chiffres publiés cet été par l'agence spatiale européenne, l'espace est encombré par plus de 40.000 débris de plus de 10 cm, un million de 1 à 10 cm et 130 millions d'une taille d'1 mm à 1 cm.
Florine Galéron