L'appétit est bien là et n'a jamais quitté le restaurateur nîmois Michel Hermet qui s'apprête à ouvrir mercredi ses deux terrasses. Pour cette réouverture tant attendue, adieu cartes habillées de cuir et bienvenue sets de tables imprimés. Au Wine Bar Le Cheval Blanc, situé face aux arènes de Nîmes (Gard), la révolution se fera dans les à-côtés, pas dans l'assiette.
A l'intérieur de ce restaurant emblématique de Nîmes qui sert, d'ordinaire, entre 100 et 130 couverts par jour, toutes les chaises était encore sur les tables samedi dernier. C'est lundi, que tout le monde s'est mis à pied d'œuvre pour décaper le patio.
«La première urgence, c'était déjà de se retrouver tous ensemble quelques jours après les annonces du Premier ministre,assure le gérant qui accuse deux départs parmi ses effectifs composés de treize personnes.Mon pâtissier voulait se spécialiser davantage, et un serveur, qui vient d'être papa, a déménagé pour se rapprocher de la famille de sa compagne. On va repartir à onze et on verra comment ça tourne. »
Au cours des sept derniers mois, comme lors de la période précédente de fermeture entre mars et juin 2020, Michel Hermet, qui vient de redéfinir sa carte avec ses équipes, n'a pas souhaité proposer de plats à emporter : « Ce n'est pas notre cuisine et d'un strict point de vue comptable, ce n'était pas rentable », balaye-t-il.
S'il voyait très souvent son chef et son chef de salle présent à ses côtés depuis plus de trente ans, il a passé quelques coups de fil aux autres salariés pour prendre la température.