Immobilier : regain d’attractivité pour les villes moyennes et les bassins ruraux bretons
Pascale Paoli Lebailly
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L'an passé, la crise sanitaire a perturbé le marché. Les volumes annuels de ventes entre 2019 et 2020 ont été en repli pour tous les types de biens. Mais les prix se sont envolés, portés par une augmentation de 10,5% sur les appartements anciens et de...
En Bretagne, les villes du littoral restent fortement attractives. Avec la crise du Covid et le développement du télétravail qui l'a accompagné, les villes moyennes et des bassins ruraux séduisent également. Au point, selon le bilan annuel des notaires bretons, de faire grimper les prix de vente des maisons anciennes dans certaines zones comme celles de Morlaix, Combourg ou Quimperlé. L'année 2021 devrait rester sur cette tendance avec moins de biens à vendre et des prix à la hausse. Cela fait réagir la liste écologiste aux Régionales qui défend un « statut de résident ».
Se mettre au vert, mais pas loin des commodités. Depuis le début de la crise sanitaire, le littoral breton conserve une forte attractivité, notamment auprès d'une clientèle extérieure à la région. Mais les villes moyennes, où les prix demeurent plus raisonnables, et dans une moindre mesure, les bassins ruraux connaissent aujourd'hui un regain d'attractivité.
Qu'ils soient locaux ou qu'ils viennent d'autres régions, y compris de l'Île-de-France, qui représente 9% de la clientèle dans l'ancien, les acquéreurs potentiels, parfois poussés par le télétravail, recherchent plutôt des biens anciens, des maisons avec jardin et la proximité avec les centres villes et les moyens de communication (transports et connexion Internet).
« L'immobilier reste une valeur refuge de l'investissement et le marché observe même un déficit de l'offre de biens mis en vente » fait valoir le bilan annuel 2020 des notaires bretons, dont le périmètre intègre la Loire-Atlantique (Bretagne historique).
Les prix grimpent à l'Est, le Finistère en très forte hausse
L'an passé, la crise a pourtant perturbé le marché. Les volumes annuels de ventes entre 2019 et 2020 ont été en repli pour tous les types de biens (ancien, neuf, terrain à bâtir) avec notamment une baisse de 7,1 % des appartements anciens et de 3,6 % pour les maisons anciennes.
Dans le même temps, les prix se sont envolés, portés par une augmentation de 10,5% des appartements anciens (2.730 euros du mètre carré) et de 8,6% des maisons anciennes dont le prix médian s'établit à 190.000 euros. La situation entre les départements de la Bretagne administrative montre cependant une forte disparité.
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Le Finistère affiche la plus forte hausse du prix médian au mètre carré pour un appartement ancien : + 12,4% à 1.570 euros. L'augmentation s'élève à 15,1% à Brest pour un prix médian de 1.510 euros du mètre carré.
« En dehors du littoral, on n'a pas noté d'afflux des Franciliens qui représentent un acquéreur sur cinq » fait remarquer Damien Ruaud, président du Conseil régional des notaires.