C'est un net ralentissement. Au premier semestre, l'activité du marché lyonnais des bureaux accuse une baisse de 26 % sur un an et de 22 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années. C'est même l'un des quatre moins bons résultats lors d'un 1er semestre depuis 2015, selon une étude menée par Rudigoz & Associés-Knight Frank, société de conseil en immobilier d'entreprise basée à Lyon. Pourtant l'an dernier, le marché avait été dynamique, porté vraisemblablement par un effet rattrapage après la pandémie.
Ce resserrement des conditions de financement pénalise fortement les ventes de bureaux dans l'agglomération. Elles ne représentent au premier semestre que 17% de l'ensemble des opérations (ventes et locations) contre 27% entre 2018 et 2022. Il y a ainsi eu 44 ventes pour 205 locations sur les six premiers mois de l'année dans la métropole lyonnaise.
A cela s'ajoutent les incertitudes de la situation économique et géopolitique (guerre en Ukraine, élections aux Etats-Unis...) qui pèsent aussi sur le dynamisme du marché locatif.
« Les chefs d'entreprise nous disent qu'il y a beaucoup d'incertitudes et qu'ils n'ont pas de visibilité sur leur carnet de commande. Et puis, il y a ce climat anxiogène au niveau social. Au final, 20% des dossiers que l'on traite ne vont pas au bout, soit parce que les clients ont eu un refus de prêt, soit parce qu'ils se désengagent », témoigne Antoine Rudigoz.