Les aménageurs, en manque d’opérations, font le compte des besoins en logements
Nelly Barbé
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François Rieussec, le président de l'Union nationale des aménageurs (UNAM), est venu à Montpellier dans le cadre du Congrès HLM les 24, 25 et 26 septembre 2024.
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Pour répondre à la pénurie de logements, il est urgent de relancer les opérations d’aménagement, réclament les professionnels du secteur. Zoom sur l’ex-Languedoc-Roussillon, en Occitanie, où les besoins sont estimés, selon une étude de l’Union nationale des aménageurs (UNAM), à 30.000 logements par an.
Alors que la crise du logement sévit, paralysant le marché de l'immobilier tant dans le neuf que dans l'ancien, tant dans le logement libre que le logement social, les aménageurs donnent eux aussi de la voix sur le sujet. Ils ont profité de la tenue du Congrès HLM à Montpellier cette semaine pour dénoncer un « impensé urbain fait de dispersion et de mitage du territoire dans le diffus, loin de la logique de planification » et un discours politique « qui donne une image générale négative de l'acte de bâtir ».
De la planification, il en faut, martèle François Rieussec, aménageur en région toulousaine et président de l'Union nationale des aménageurs (UNAM), rappelant qu'une opération d'aménagement à l'échelle d'un quartier peut prendre trois, cinq voire dix ans à se réaliser.
«On ne peut pas entendre qu'il n'y aurait plus besoin de construire,défend Paul Meyer, délégué général de l'UNAM. Toutes les voies sont nécessaires : du neuf, de la rénovation, de la remobilisation des logements vacants quand ils sont bien positionnés et qu'ils ont le format adéquat, de la rénovation des friches et du recyclage urbain, mais aussi relancer la construction via des opération d'aménagement. »
Le président de l'UNAM insiste sur les besoins en logements, s'appuyant sur les résultats d'une étude menée avec l'Ecole supérieure des professions de l'immobilier (EPSI) sur la spatialisation des besoins en logement d'ici à 2030.
Croissance démographique et desserrement des ménages
En France, les besoins annuels besoins s'établiraient autour de 400.000 logements par an, « deux fois plus que ce que laisse entendre la haute administration », estime le délégué général de l'UNAM. Ils seraient de près de 30.000 logements par an pour la région Languedoc-Roussillon et de 7.000 pour la seule métropole de Montpellier.
En Languedoc-Roussillon, l'effet démographique est le facteur le plus important de la croissance de ces besoins, pesant pour près de 10.000 logements. La réduction de la taille des ménages (familles monoparentales, familles moins nombreuses, personnes âgées vivant seules) est l'autre principal facteur et engendre un besoin de près de 8.000 logements supplémentaires sur cette partie de l'Occitanie.
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