« La France fait face à un impensé urbain et à un manque de planification », lance Paul Meyer, délégué général de l'Union nationale des aménageurs (Unam) en déplacement à Bordeaux ce mardi 28 mai. « Il a été considéré que les métropoles avaient accueilli la croissance démographique française, c'est vrai pour le développement économique, c'est faux pour le logement. L'habitat s'est fait en périphérie », poursuit Paul Meyer qui tire la sonnette d'alarme sur les besoins en logements. Alors qu'ils ont été évalués à 250.000 par an par les pouvoirs publics sur le plan national, pour l'Unam il en faudrait 400.000. Elle s'appuie pour cela sur une étude succincte réalisée par l'Espi (École supérieure des professions immobilières) présentée actuellement aux quatre coins du pays dans un contexte de crise profonde de la construction neuve. Le nombre de permis de construire est ainsi tombée au plus bas en France depuis 30 ans.
Selon ce document, il faudrait produire en moyenne 45.000 logements par an en Nouvelle-Aquitaine d'ici 2030 -précisément entre 43.700 et 48.300 selon les scénarii- pour répondre aux besoins du territoire et entre 8.600 et 9.900 dans la métropole bordelaise. L'an dernier, les mises en chantier de logements en Nouvelle-Aquitaine sont tombées au plus bas depuis 20 ans avec moins de 38.000 unités contre plus de 46.000 en moyenne depuis 2010.