Si l'Observatoire de l'immobilier et du foncier d'entreprise de Montpellier et son territoire (88 communes, notamment celles du bassin de Thau, de Lunel Agglomération ou du Pays de l'Or) évoque « un marché qui a su faire preuve de résistance » en 2024 malgré un contexte conjoncturel incertain, il évoque aussi « une crise inédite, voire une mutation profonde et durable ».
Avec une demande placée de 116.155 m² (+15,3% par rapport à 2023), Montpellier reste, depuis cinq ans, parmi les métropoles françaises qui dépassent les 100.000 m² commercialisés par an (139.912 m² à Aix-Marseille, 128.461 m² à Bordeaux, 118.000 m² à Toulouse, mais 93.840 m² à Rennes et 84.521 m² à Nantes). Une grosse transaction est notamment venue doper les résultats : celle du campus de Montpellier Business School, dans le quartier Cambacérès, avec ses 24.000 m².
Mais sur 276 transactions, 14 étaient supérieures à 1 000 m², dont seulement deux supérieures à 3.000 m², et aucune au-dessus de 5.000 m². La surface moyenne transactée est en baisse, à 270 m² contre 333 m² en 2023, une variation liée à l'essor du télétravail ou à l'optimisation des espaces. Christèle Marnas, directrice de Tourny Meyer Montpellier et porte-parole de l'observatoire, souligne même une tendance à la « demande négative ».