Augmentation des charges, explosion des coûts des matières premières, baisse du pouvoir d'achat et changement des habitudes de consommation. Les commerces de centres-villes doivent s'accrocher dans un contexte difficile. Habitat, Camaïeu, NafNaf, Pimkie, Burton... Les enseignes de prêt-à-porter et d'équipements de la maison ferment en cascade, comme autant de mauvais signaux.
Le 9ème baromètre du Centre-Ville et des Commerces, dévoilé en avril dernier par l'association Centre-Ville en Mouvement (président : Philippe Laurent, maire de Sceaux), indique que 64% des Français sont attachés à leur centre-ville et même 70% dans les 244 villes du programme « Action cœur de ville » où la fréquentation est revenue au niveau d'avant-crise. Pourtant 40% des habitants considèrent que le centre-ville est en déclin et 34% que le commerce de proximité doit être la priorité pour le dynamiser. En revanche, les commerces indépendants s'en sortent mieux, « car ils ont une clientèle qui leur est propre, fidèle », souligne Philippe Laurent.
Ainsi, selon l'observatoire Ankorstore du Commerce Indépendant 2024, réalisé en partenariat avec le Conseil du Commerce de France, même si 60% des Français (64% en Occitanie) ont déclaré que leur pouvoir d'achat s'était (encore) dégradé cette année, ils se disent très attachés à leurs commerces indépendants de proximité : 40% des Occitans les fréquentent au moins une fois par semaine. Du côté des commerçants occitans, 63% considèrent que leur situation est tendue et 53% constatent qu'ils ont été de plus nombreux à fermer en 2023. Pour faire face, 56% ont augmenté leurs prix en 2023 et 43% l'ont déjà fait ou l'envisagent pour 2024.