Site industriel dit "énergo-intensif", l'usine ArcelorMittal de Saint-Chély-d'Apcher, en Lozère, est aussi l'un des plus gros consommateurs d'eau en France. C'est la raison pour laquelle il figure sur la liste, présentée le 21 août dernier, des douze premiers sites industriels (sur cinquante) qui vont être accompagnés par l'Etat pour réduire significativement la quantité d'eau prélevée pour leur fonctionnement.
Dans le cadre de son plan Eau, le gouvernement a en effet indiqué vouloir, notamment par le biais des agences de l'eau (dont le budget annuel a été revu à la hausse de 475 millions d'euros), « faciliter le co-financement d'études, faciliter le co-financement de la mise en œuvre des solutions trouvées, et faciliter la mise en œuvre administrative de ces solutions ». Le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu a également assuré que 100 millions d'euros étaient fléchés au sein du dispositif France 2030 « de façon spécifique pour les innovations dans le domaine de l'eau et qui sont à disposition de ces industriels ».
Rappelant, le 21 août dernier, que l'industrie représente 8% des prélèvements en eau en France et 4% de sa consommation, Christophe Béchu, avait alors regretté que « la plupart des acteurs ne se préoccupent pas des volumes qu'ils consomment parce qu'ils ont l'impression que ça n'est pas cher et ne sont donc pas suffisamment vigilants concernant les fuites ».
Le site lozérien du géant mondial de l'acier ArcelorMittal, spécialisé dans les aciers électriques haut de gamme, produit pour le secteur automobile (en particulier pour le marché des véhicules électriques et hybrides), le secteur de la production d'énergie (hydro-électricité, éolien, nucléaire,...), les moteurs industriels et les biens de consommation (électroménager, outillage,...). La direction régionale indique être déjà engagée « dans une gestion économe de l'eau », qui reste indispensable à son process industriel, tant à Saint-Chély d'Apcher que sur son autre site dans le sud de la France, à Fos-sur-Mer (Bouches du Rhône).