Avec une extension de 1.200 m2 qu'elle inaugurait le 24 janvier, l'entreprise Bio-UV porte la superficie de son site à 6.400 m2 à Lunel (Hérault). Cotée sur Euronext Growth, l'entreprise est spécialisée dans la désinfection de l'eau par ultraviolets, électrolyse de sel, ozone et AOP (processus d'oxydation avancée). Ses activités comprennent un volet terrestre avec le traitement des eaux de piscine (son activité historique), des eaux de process dans l'industrie, la réutilisation d'eaux usées traitées et l'aquaculture, et un volet maritime avec le traitement des eaux de ballast des navires.
Ce nouveau bâtiment (investissement de plus de 2,2 millions d'euros), avec panneaux photovoltaïques sur le toit et bornes de recharge pour véhicules électriques sur le parking, héberge bureau d'études, R&D, service après-ventes, démonstrateur et banc de test. Il a vocation à soutenir la croissance et les ambitions de l'entreprise, qui a changé de direction il y a bientôt un an, en mars 2023, quand Benoît Gillmann, fondateur (en 2004) et actionnaire de référence de Bio-UV, a cédé ses parts et confié les manettes de l'entreprise à Laurent-Emmanuel Migeon.
En 2023, le chiffre d'affaires de Bio-UV a été de 43,1 millions d'euros (soit une baisse annuelle de 16%) dont 30 millions d'euros sur ses activités terrestres (-10%, avec notamment un marché des piscines en ralentissement post-Covid et une croissance très soutenue sur les marchés du traitement des eaux usées municipales et industrielles) et 13 millions d'euros sur ses activités maritimes (-28%). Des résultats qui doivent s'analyser « au regard de la très forte croissance de l'activité réalisée en 2022 (+54% de croissance totale et +16% en organique) », indique le document financier de l'entreprise, qui note également « un endettement financier net réduit de plus de 3,5 millions d'euros ».