L’opérateur L’Odyssey rompt ses engagements avec les aéroports de Nîmes et Tours
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le courtier en transport aérien
DR
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Le courtier en transport aérien
DR
En octobre 2024, le courtier du transport aérien L'Odyssey, marque commerciale du groupe français Jet Airlines*, annonçait le développement de sept nouvelles lignes aériennes au départ de l'aéroport de Nîmes (Gard) et de deux depuis celui de Tours (Indre-et-Loire) pour la saison estivale 2025. L'opérateur, créé en 2019 par Clément Pellistrandi et David Roman, disait vouloir se positionner sur des liaisons mal opérées par le ferroviaire pour soutenir les besoins économiques ou touristiques des territoires en ouvrant des lignes régionales, régulières ou ponctuelles.
L'Odyssey prévoyait ainsi d'ouvrir, à compter de fin mai 2025 et durant la saison estivale, sept destinations au départ de l'aéroport de Nîmes en direction de Barcelone, Ajaccio, Bastia, Nice, Genève, ainsi que Milan via Nice et Vérone via Genève. Et au même moment, les destinations de Bastia et Ajaccio depuis l'aéroport de Tours. Le tarif de base avait été annoncé à partir de 100 euros TTC l'aller simple (et même 69 euros TTC au début de la commercialisation, en novembre 2024).
Alors que les ventes de billets d'avion pour des vols devaient ouvrir sur le site de L'Odyssey le 21 novembre 2024, il avait reporté ces ouvertures à la mi-décembre. Un mauvais départ qui aurait peut-être dû donner l'alerte ? Car ce 15 mai au soir, à deux semaines du lancement des lignes, Edeis, gestionnaire des aéroports de Nîmes et de Tours en délégation de service public, annonçait dans un communiqué avoir
À lire également
L'Odyssey étant peu connue, les annonces de l'automne dernier avaient suscité de la curiosité, voire du scepticisme. L'entreprise a notamment opéré une première ligne régulière Genève-Deauville, des charters réguliers Berne-Calvi, ou encore une reprise de délégation de service public (DSP) temporaire en Guyane. C'est également elle qui avait opéré temporairement une ligne Lyon-Poitiers dans le cadre d'une obligation de service public (OSP), qui n'a finalement pas été reconduite.