Ces stations balnéaires héraultaises sont nées entre la fin des années 1960 et les années 1980, sous l'impulsion de la Mission Racine pour booster le potentiel touristique des zones littorales languedociennes. Aujourd'hui, La Grande Motte ou le Cap d'Agde, fleurons d'un tourisme populaire, partagent un immense défi : le vieillissement de l'hébergement touristique. Car les vastes copropriétés, faites principalement de studios-cabines, ne répondent plus ni aux attentes de certaines clientèles, ni aux impératifs énergétiques à l'aune du changement climatique.
Le Cap d'Agde vient ainsi de s'engager dans une stratégie de renouvellement de son offre touristique en s'appuyant sur la Banque des Territoires, via une convention partenariale signée début juin. Objectif : faire monter en gamme les logements vieillissants et allonger la saisonnalité touristique de la station.
Sébastien Frey, le maire d'Agde depuis juin 2024 (après la démission de Gilles d'Ettore, mis en examen dans « l'affaire de la voyante »), porte cette volonté de renouveau : « L'offre touristique du Cap d'Agde a connu un franc succès, le naturisme n'en étant qu'une petite partie... On enregistre plusieurs millions de nuitées par an et 250 000 personnes sur le territoire l'été. Mais il faut évoluer vers un tourisme des quatre saisons ». L'édile veut ainsi développer un tourisme sportif (tennis, golf, sports de pleine nature), un tourisme culturel et patrimonial, et un tourisme d'affaires qui devrait justifier le projet d'un hôtel 4* à proximité du Palais des congrès.
La station du Cap d'Agde compte 33 000 logements, construits entre 1970 et 1990, principalement à vocation touristique.