Soyons résolus
Robert Jules
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Sacrifions au seuil de cette nouvelle année à l'exercice des bonnes résolutions à prendre. Il y a d'abord celles, capitales, du président de la république. Lors du traditionnel message télévisé des v?ux à la nation François Hollande a indiqué que pour 2013 « le cap est fixé : tout pour l'emploi, la compétitivité et la croissance ».
Fixer un cap ne veut pas dire pour autant l'atteindre, et le programme proposé était déjà celui du candidat, qui revendiquait même à l'époque un pacte de croissance à l'échelle européenne, pour faire pièce à la seule politique d'austérité prônée par Bruxelles.
Plus nouveau en revanche a été la déclaration suivante : « Je vous assure que chaque euro prélevé sera accompagné d'une lutte drastique pour réduire les dépenses publiques inutiles... » Comme les impôts vont augmenter - et pas seulement pour les plus riches -, la lutte contre les dépenses publiques inutiles - aveu qu'il en existe ! - devrait donc s'avérer implacable. Attendons de voir comment le gouvernement va s'y prendre en la matière.
Car la tâche s'avère difficile si l'on regarde ce qui se passe de l'autre côté de l'Atlantique. En guise d'étrennes pour le nouvel an, démocrates et républicains sont bien parvenus mardi à un accord sur le « mur budgétaire » mais il s'agit en vérité d'un répit. Les deux camps ont surtout voulu éviter le programme mécaniquement mis en place en cas de dépassement du plafond de la dette, autrement dit un cocktail de hausses d'impôts et de réduction des dépenses publiques, qui aurait été fatal pour la fragile reprise de l'économie américaine - 2% tout de même en 2012, de quoi faire pâlir d'envie un Européen bon teint.
Car si les Républicains et les Démocrates sont d'accord sur la nécessité de réduire drastiquement le niveau de la dette américaine, qui dépasse les 100% du PIB, ils se divisent sur les mesures, couper davantage dans les dépenses publiques et réduire les impôts pour les premiers, augmenter les impôts des plus riches et couper davantage dans le budget de la Défense que dans les programmes sociaux pour les seconds.
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Robert Jules