Réseaux intelligents : le mieux peut être l'ennemi du bien pour le consommateur
Dominique Pialot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Dominique Pialot
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Le congrès des smart-grids SGPARIS 2013 a mobilisé cette semaine à Paris des centaines d?experts des réseaux intelligents. Trois jours durant, ils se sont penchés sur des sujets aussi variés que la transition et la décentralisation énergétique, les actualités réglementaires en France et à l?international, la chaîne de valeur smart grids, l?intégration des énergies renouvelables dans le réseau, la gestion de la pointe et son effacement, les investissements (gigantesques) réalisés dans ce secteur dans le monde entier?
Voués à être déployés sur toute la chaîne de distribution de l?électricité, les smart grids, ou réseaux intelligents, doivent permettre aux opérateurs d?abaisser leurs coûts opérationnels, de mieux lisser la consommation, de limiter les importations au prix fort, d?éviter les blacks-out? et aux consommateurs, grâce à des bâtiments intelligents équipés de compteurs communicants, dans le tertiaire comme dans le résidentiel, de mieux contrôler et, donc, maîtriser leur consommation d?énergie. L?appel d?offres Linky, maintes fois repoussé, vient à nouveau d?être annoncé pour la fin du mois par Delphine Batho en ouverture du congrès.
Des freins financiers et techniques résolus
Sauf qu?on ne s?est encore pas beaucoup posé la question de savoir comment s?y prendre pour que les particuliers, notamment chez eux, acceptent ces compteurs intelligents (ou communicants), comprennent leur fonctionnement, s?y intéressent dans la durée, et s?en servent pour mieux maîtriser leur consommation.
À lire également
Au début du projet, la question financière (combien cela va-t-il coûter et surtout à qui) et de l?accessibilité physique des compteurs (parfois situés à l?extérieur des habitations), a suscité de vifs débats entre les associations de consommateurs (notamment UFC Que Choisir) et, ERDF, en charge du déploiement du compteur LINKY. Les esprits semblent aujourd?hui apaisés, chacun ayant fait une partie du chemin. La traduction des consommations en données monétaires pour une meilleure lisibilité semble également faire consensus.
Dominique Pialot