Le "coco" management, nouveau graal des organisations
Sophie Péters
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Attention le « co » débarque à grand fracas. Partout il est question d?"intelligence collective", de "performance collective", face à des collectifs de travail en panne. On le sait, les changements de société et l?avènement des nouvelles technologies imposent de nouveaux modes de management 2.0. Bienvenu aux managers coachs, aux managers coopératifs, aux managers collaboratifs, bref aux « coco-managers » qui n?ont plus qu?un seul slogan « l?union fait la force ».
Pareils à des coco-girls des années 1980
Telles les coco-girls du petit écran des années 80, leur professionnalisme est désormais lié à leur capacité de créer les synergies les plus pertinentes avec et dans leurs équipes. Sorte de nouvelle communauté qui viendrait pallier la violence d?une société de mercenaires élevés depuis plus de vingt ans au développement personnel et dont le leitmotiv loréalien « parce que je le vaux bien » a considérablement abîmé le « vivre ensemble ». Sous couvert de favoriser la compétitivité, on a en réalité détruit ce qui la fonde dans un groupe de travail : la qualité de la coordination. L?Etre ensemble. Ce que l?on a gagné en performance individuelle, nous l?avons perdu sur le terrain du collectif.
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Au c?ur de cet enjeu, la performance donc encore et toujours bien sûr. Et en toile de fond, la qualité de vie au travail et la refondation du dialogue social. Invité, mardi 11 juin, à conclure un après-midi de débats autour de « Travail, dialogue social et engagement » organisé par l?OSI en partenariat avec Malakoff Médéric, Gilles Gateau, directeur de cabinet du ministère du Travail, de l?Emploi, de la Formation professionnelle et du dialogue social, a bien précisé qu?il y avait un intérêt désormais à avoir des approches globales et collectives sur ce sujet. Tout en reconnaissant que «la démarche collective crée une complexité et une ingénierie particulière. Cela dramatise le dialogue social mais cela le rend aussi plus intéressant et génère des compromis nouveaux qui ne découlent pas de négociations saucissonnées ».
Sophie Péters