Inverser la courbe du chômage cette année, vraiment?
Jean-Christophe Chanut
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Inverser la courbe du chômage pour la fin 2013. C'est l'objectif maintes fois fixé par François Hollande. S'il y parvient, le chef de l'Etat sait alors qu'il jouira d'une forte crédibilité auprès de Français dont la principale préoccupation reste la crainte du chômage... Bien plus que le retour à un déficit des comptes publics limité à 3% du PIB. François Hollande a cependant pris un grand risque, alors que depuis vingt mois le nombre des demandeurs d'emploi ne cesse d'augmenter, malgré le léger répit enregistré en décembre 2012, que les perspectives économiques restent atones, que la politique budgétaire restrictive tue dans l'?uf toute tentative de relance keynésienne ...
Une palette complète d'armes "anti chômage"
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Pour tenter de contourner tous ces obstacles, le gouvernement s'est progressivement doté d'une palette complète d'armes « anti chômage », obéissant, pour la plupart, à une très classique logique contracyclique. Le contrat de génération a été définitivement adopté par le Parlement le 14 février. Le ministre du Travail, Michel Sapin, en attend 500.000 d'ici la fin du quinquennat pour un coût estimé à environ 1 milliard d'euros. Il s'agit pour les entreprises de moins de 300 salariés d'une aide (de 4.000 euros par an) en cas d'embauche en CDI d'un jeune de moins de 26 ans, assortie du maintien dans son emploi jusqu'à la retraite d'un senior de 57 ans. Il va être intéressant de suivre la montée en puissance de ce contrat. Va t-il inciter des PME, rendues frileuses par la crise, à recrutemer? Le second outil, le contrat d'avenir, s'adresse à un autre public : les jeunes les plus défavorisés. Il doit permettre aux jeunes de moins de 26 ans les plus éloignés du marché du travail d'être recrutés dans une structure appartenant au secteur non marchand. L'Etat prendra en charge 75% de la rémunération durant trois ans. Michel Sapin espère 100.000 contrats de ce type cette année, puis 50.000 en 2014.
Le contrat d'avenir va progressivement monter en puissance
Jean-Christophe Chanut