Banque du Léman : des déploiements à l'étude à Genève et Lausanne
Didier Bert
Didier Bert
À son ouverture en mai 2014 à Genève, l'objectif de la Banque du Léman était clair : obtenir la confiance de 10 000 clients à un horizon de cinq ans.
Treize mois plus tard, la banque compte 1 300 clients "avec une accélération significative du nombre d'ouvertures de 500 clients depuis le début de l'année", précise Christian Lefaix, le directeur général de la Banque du Léman, dans un entretien exclusif avec Acteurs de l'économie. Le dirigeant affirme que ce chiffre est en ligne avec l'objectif initial, tout en précisant que 80% de la clientèle est frontalière alors que 20% est Suisse.
Sur les six premiers mois de 2014, le total des actifs de la banque s'est élevé à 32 millions de francs suisses (soit 28,6 millions d'euros). Fin mai 2015, le portefeuille de crédits atteignait 13 millions de francs suisses (12,38 millions d'euros ), et l'offre d'épargne 6 millions de CHF (5,7 millions d'euros).
Pourtant, l'implantation de cette filiale à 100 % d'une banque française en Suisse semblait audacieuse l'an passé, tant l'offre helvétique semblait étoffée en matière de services bancaires. "Il y avait une place à prendre dans la banque de détail pour une offre à la fois humaine et digitale, explique Christian Lefaix. Mais nous ne ferons pas de banque privée en Suisse."
À peine les bougies de son premier anniversaire soufflées, la Banque du Léman entreprend donc de développer son offre physique et en ligne. L'institution financière étudie l'opportunité d'ouvrir un centre d'affaires à Genève, tourné vers les professionnels et les PME. La décision sera prise en 2016 après une étude de faisabilité. Une deuxième agence pourrait également s'implanter à Lausanne. Dans le meilleur des cas, les deux établissements ouvriraient leurs portes au plus tôt en 2017, et pourraient engendrer une dizaine de recrutements.
L'offre de services s'étoffera dans le courant du mois de juin, avec le lancement d'une application mobile permettant "aux clients actuels de bénéficier des services comparables à des banques qui sont des chefs de file sur le marché suisse, comme UBS", explique M. Lefaix.
L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Un moteur de recherche interne, sur la partie privée de l'application, proposera ainsi aux clients de retrouver des opérations sur leurs différents comptes. Par ailleurs, l'application mobile permettra à la banque de proposer des offres personnalisées selon le profil de ses clients.
À lire également
Cette offre en ligne a été développée exclusivement avec des fournisseurs de services suisses. "Ces innovations ne sont pas issues de la Caisse d'Épargne Rhône-Alpes", précise M.Lefaix, qui assure que les deux banques demeurent "étanches" l'une envers l'autre.
Chiffres clés
Didier Bert
PFAS : la redevance sur les rejets aqueux est désormais suspendue au budget 2026
Face à la concurrence du Mercosur, les éleveurs du Cantal veulent préparer l'avenir
Malgré des vendanges moins volumineuses, le Beaujolais garde le cap
Matériaux stratégiques : Ferroglobe va suspendre sa production de silicium en Europe