L'éolien ne sera bientôt plus étouffé par la paperasse
Rémy Janin
Rémy Janin
Devant la crème de l'industrie éolienne française réunie en congrès annuel à Dijon, la ministre du développement durable Nathalie Kosciusko-Morizet (NKM) a annoncé "la création d'un « guichet unique » pour l'instruction du permis de construire et de l'autorisation au titre des "Installations Classées pour la Protection de l'Environnement" (ICPE)", indique le syndicat des énergies renouvelables (SER) dans un communiqué diffusé jeudi.
Cette annonce de la ministre est sensée calmer l'ire des industriels qui considèrent souffrir "d'un empilement de procédures et de réglementations qui retardent la mise en œuvre des parcs éoliens." De fait, depuis le Grenelle de l'environnement qui faisait de l'énergie éolienne l'un des principaux piliers du développement des énergies vertes, plusieurs obstacles règlementaires et législatifs ont été insérés dans la loi afin de satisfaire "certains groupes de pression pro-nucléaire" affirment nombre d'associations de défense de l'environnement.
Le dernier en date fut la parution d'un décret qui insérait les projets de parcs éoliens dans la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement (IPCE). Un paradoxe puisque ces IPCE correspondent à des sites industriels qui peuvent potentiellement représenter un danger pour l'environnement. Ainsi, et à titre d'exemple, toute unité de fabrication de produits chimiques est naturellement classée IPCE puisque manipulant des produits au fort pouvoir contaminant et polluant.
Aujourd'hui instruit par différentes administrations, ce qui nécessite une multiplication des demandes, les dossiers de parc éolien le seront bientôt par "un guichet unique" a annoncé la ministre. Nathalie Kosciusko-Morizet a également annoncé un relèvement du plafond des autorisations. Désormais seuls les projets d'une puissance supérieure à 30 mégawatts (MW) seront soumis à autorisation d'exploiter contre 4,5 MW aujourd'hui.
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Selon le Grenelle de l'environnement l'énergie éolienne terrestre devrait atteindre en 2020 une puissance de 19 000 MW, contre 6 410 fin septembre 2011. Le rythme annuel de progression du parc, actuellement entre 1 100 MW et 1 200 MW, doit s'établir à 1 400 MW pour répondre à ces objectifs.
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