Un vent mauvais souffle sur l'éolien hexagonal

 |  | 601 mots
Lecture 3 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2011. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
La France devient moins attractive en matière d' éolien que certains pays d'Europe de l'Est en raison de contraintes réglementaires qui pèsent sur la filière, estime le directeur général d'EDP Renovaveis France, filiale de l'énergéticien portugais.

Après quelques années de fort développement, l'industrie éolienne aurait perdue de son attractivité en France. C'est ce qu'a déclaré jeudi 25 août, Frédéric Lanoë, le directeur général d'EDP Renovaveis France (EDPR), filiale hexagonale de l'énergéticien portugais.

La raison?  Les contraintes règlementaires qui pèsent sur la filère, avance-t-il. Cette déclaration n'est sans doute pas le fait du hasard. Le même jour en effet était publié au Journal officiel deux décrets classant désormais les éoliennes terrestres au rang des installations classées pour la protection de l'environnement (ICPE).

En clair, construire une ferme éolienne terrestre necessite dorénavant de respecter un cahier des charges équivalent à celui qu'il faut produire pour une installation industrielle dangereuse pour l'environnement comme une usine de produits chimiques par exemple. En matière d'éolien en mer, Frédéric Lanoë craint également que la taille du récent appel d'offres du gouvernement français ne soit insuffisante pour établir une concurrence sur les prix. "Les projets éoliens, capitalistiques sont financés par des acteurs qui sont, comme nous, sur plusieurs pays, dès lors ce sont des arbitrages européens", a-t-il estimé.

Le gouvernement français à lancé début juillet un vaste appel d'offre pour l'installation de parc éoliens maritimes à hauteur de 3.000 mégawatts (MW). Un second appel d'offre d'une puissance équivalente a été annoncé.

"On se retrouve avec une compression de nos marges très substantielles qui fait que les projets en France sont beaucoup moins attractifs que des projets en Roumanie ou en Pologne", ajoute le directeur général dont la socité projette d'avoir 1.700 MW de puissance installée en Pologne, soit un peu plus que la capacité d'un réacteur nucléaire de type EPR, 990 MW en France et 610 MW en Roumanie. "Il y a eu des bonnes années mais aujourd'hui en France les mégawatts ne suivent pas. C'est lié à l'effet combiné des contraintes spatiales, de la durée des instructions et des recours qui gèlent les projets", souligne Frédéric Lanoë. Le délai d'obtention d'un permis de construire est en France d'environ deux ans contre six mois en Belgique, a-t-il déploré.

Le développement de l'énergie éolienne est l'un des axes majeurs défini par le Grenelle de l'environnement. Alors que la France s'est engagée à produire 23% d'électricité verte d'ici à 2020 (contre environ 13% aujourd'hui), la part de l'éolien dans cette production doit représenter à terme le tiers de cette production. Cependant, et bien que très souvent largement minoritaires, les anti-éoliens ont obtenu, lors des débats sur les lois issues du Grenelle de l'environnement et arguant de la préservation de la qualité des paysages, que la règlementation instaure des freins au développement des parcs d'aérogénérateurs.

Le classement ICPE contraint notamment de respecter une distance d'environ vingt kilomètres entre les mâts d'éoliennes et les radars de Météo France, de l'armée ou encore de l'aviation civile, ce qui limite le nombre de zones disponibles pour leur implantation. "Actuellement près de 3.000 MW sont bloqués pour des questions de radars", a dit Frédéric Lanoë en expliquant que des avancées technologiques permettaient de diminuer la trace des éoliennes sur les radars grâce à une peinture adaptée. EDP Renovaveis exploite en France 284 MW de puissance installée dans l' éolien terrestre, soit 5% de la capacité française, mais la majeure partie de son activité réside aux Etats-Unis avec 3.200 MW et en Espagne (2.050 MW).

 

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 28/08/2011 à 1:09 :
Tappez par exemple "éolien citoyen" sur un moteur de recherche et vous verrez qu'en Europe beaucoup de régions et communes souhaitent de l'éolien tout en étant déterminés à l'intégrer de la manière la plus favorable aux paysages. Ce sont aussi des habitants (et parfois retraités qui se font pour l'occasion "financiers") de villages. De plus, ceux qui optent pour les énergies renouvelables sont généralement ceux les plus respectueux de l'environnement et les moins gaspilleurs de ressources. Alors que ceux qui contestent les éoliennes sont souvent ceux qui ne font guère d'efforts pour réduire leur consommation d'énergies polluantes et qui sont également sources d'accroissement de la balance extérieure par les importations de pétrole et gaz notamment. Il faudrait citer les sites où les éoliennes posent problèmes car généralement elles s'intègrent plutôt bien aux paysages. Si vous prenez des sites comme Saint Nazaire, Dunkerque etc entre les chantiers, raffineries et éoliennes, il n'y a pas photo, les éoliennes ne peuvent qu'améliorer l'ensemble. Par ailleurs, si un jour une centrale nucléaire française a un gros problème, çà dépassera largement le cadre d'un village, aussi mieux vaudrait être moins extrêmiste à l'égard des énergies renouvelables afin qu'il y ait une meilleure répartition avec moins de nucléaire et fossile et plus d'energies renouvelables. Si nous avions fait comme les allemands entre autres et avions opté pour plus d'énergies renouvelables, nous aurions actuellement moins de déficits liés en grande part aux importations d'energies et plus de recettes liées aux exportations de technologies. Donc aspect général à voir également.
Réponse de le 28/08/2011 à 16:29 :
Un champ d'éoliennes c'est vraiment affreux, de plus je constate lors de mes déplacements que beaucoup d'éoliennes sont à l'arrêt, alors à quoi servent elles ?
L'écologie à tout crin nous mène à la catastrophe.
Réponse de le 29/08/2011 à 11:26 :
certes, mais la le probleme n'est pas que des contraintes c'est surtout le manque de rentabilité, en fait malgre les "normes françaises" les eoiliennes restent tres rentables mais les constructeurs voudraient que cela le soit encore plus! pourquoi pas un amortissement en 1 an tant qu'on y est!
Les allemands ont opte pour les energeies renouvelables certes mais en m^me temps ils produisent enormement d'electricite "thermique" a partir d ela lignite (et pas seulement du charbob ou du fioul) et la c''est hyper polluant resultat ces "ecologistes" polluent nettement plus que nous mais oint des eoliennes en nombre!
en fait ce n'est pas aussi simple et simpliste qu'il y parait.
ceci etant dit il faut naturellement poursuivre l'effort mais qu'un projet eolien ou autre necessite un certain delai pour le permis de construire me semble normal en democratie! ou alors place a la corruption et aux abus de droit! mais dans ce cas adieu democratie!
a écrit le 26/08/2011 à 21:15 :
On souffle...bravo aux associations qui, sans moyens, luttent dans chaque village contre cette nouvelle invasion .
Bien balafrée, mais pas encore défigurée, la France résistera -t-elle encore longtemps ? C'est peut être la crise financière qui va nous sauver des financiers de l'éolien pour qui vert =$.
a écrit le 26/08/2011 à 18:12 :
Je ne suis pas ultra pro éolien, mais classer une éolienne en ICPE est quand même un peu absurde. Le jour où un moulin à vent sera aussi dangereux qu'une usine chimique...
a écrit le 26/08/2011 à 14:18 :
La France aurait une carte à jouer dans l'éolien de haute altitude qui a des taux de charge de 90% et rendement jusqu'à 10 fois supérieur aux meilleures éoliennes offshore, sans prendre de place et sans trop de soucis majeurs et un coût inférieur à toute autre énergie, pour lequel il y a un programme européen auquel elle ne participe pas et dans le domaine des dirigeables où plusieurs groupes américains et russes notamment sont avancés. Il n'y a que des petits projets en France sur ce thème, c'est sans doute dommage.
Pour l'éolien de haute altitude, un récent rapport parmi d'autres :
http://www.marinelink.com/news/altitude-report-market340138.aspx
a écrit le 26/08/2011 à 13:48 :
Le prix de l'énergie nucléaire va encore nettement augmenter vue la vétusté du parc, la ressource, les problèmes de sécurité etc. L'éolien quant à lui s'est avéré moins cher que le gaz déjà peu cher, dans d'importants appels d'offres au Brésil, Pérou etc. entre autres et son prix baisse régulièrement encore. Il est clair que l'on va avoir un problème de coût énergétique et d'approvisionnement si l'on ne diversifie pas plus rapidement notre mix énergétique et l'éolien onshore, offshore etc ont une part importante à jouer, d'autant que nous sommes au centre des réseaux North Sea grid et Sud et tout les pays font de l'éolien autour de nous.
Réponse de le 26/08/2011 à 18:11 :
Au contraire, le nucléaire installé ne coûte quasiment plus rien puisque les centrales ont été amorties. C'est le nouveau nucléaire qui risque de coûter cher : investir dans une nouvelle centrale coûtera bien plus que prolonger une ancienne, c'est bien pour ça qu'EDF le fait... Et le parc n'est pas vétuste, il est plus jeune que l'anglais, l'américain, le japonais, le russe et même l'allemand !
Réponse de le 26/08/2011 à 21:41 :
Le parc a 27 ans en moyenne pour des centrales initialement conçues pour durer 30 ans qui n'ont pas toutes les sécurisations possibles car on ne peut pas une fois qu'elles sont construites. Certaines sont donc nettement plus anciennes. On sait qu'il y a un accident majeur en moyenne tous les 22 ans dans le monde et la densité nucléaire en France est forte. Nous n'échapperons pas nécessairement à un problème grave plus le temps passe et parfois nous n'en sommes pas loin. Les centrales sont exploitées au maximum ainsi que les équipes afin d'optimiser les coûts mais il y a des tensions et incidents importants de plus en plus fréquents. La totalité des coûts n'a pas été intégrée d'autant qu'un démantèlement en cours dépasse largement les budgets prévus et le stockage n'est pas résolu. Il faudrait que le prix de l'électricité augmente nettement comme l'a déclaré le président d'EDF interrogé au Sénat. On reporte comme pour beaucoup de choses et ce n'est pas plus mal que les énergies renouvelables se développent mais là aussi en France nous n'avons pas fait grand chose. Il y a des risques de pénuries dans quelques années et donc des investissements à faire mais çà tombe mal en ce moment. Dans l'efficacité énergétique il y a aussi beaucoup de retard par rapport à d'autres pays et normes européennes déjà avancées et ce sont aussi des investissements. En bref le tableau n'est pas idéal au plan énergétique en France et il serait bon de ne plus fermer les yeux d'autant que de plus en plus de solutions existent.
a écrit le 26/08/2011 à 12:22 :
Voyageant dans le nord de l'Europe, je constate que les éoliennes tournent à 90 pour cent. En France, elle tournent à 20 pour cent. Pourquoi ?
Réponse de le 26/08/2011 à 13:01 :
Parce qu il faut pas toucher au nucleaire voyons....
Réponse de le 26/08/2011 à 13:17 :
Les seules éoliennes qui tournent à 90% sont celles de haute altitude. Le taux de charge en France est d'environ 22% et 17% en Allemagne en onshore, 40% en offshore au Nord de l'Allemagne, 54% en record instantanné en Espagne en 2010.
a écrit le 26/08/2011 à 10:34 :
On est loin des grandes promesses écologiques !
a écrit le 26/08/2011 à 9:27 :
Comme d'habitude, la France veut arrêter la pendule : pas d'OGM, pas de recherche embryonnaire, pas de recherche sur les schistes bitumeux, pas d'éoliennes, etc. Les éoliennes, pourtant, c'est bizarre, des pays qui réussissent en ont (Allemagne, Pays-Bas etc.). Ils doivent être idiots, ces gens-là. Inadaptés, pour le moins. Car, chez nous, on est intelligent et à la page : on accuse les éoliennes de la rage pour pouvoir les noyer. Du nucléaire, ah oui, ça, nous en redemandons, c'est sans risque. Là encore, les Allemands qui ne veulent plus de nucléaire n'ont rien compris, sûrement. Il faut dire que, chez-nous, 50 ans de bourrage de crâne par le gouvernement, ça marque. Au fait, le récent tremblement de terre sur l'est des Etats-Unis, qui n'était pas supposé présenter de danger sismique, n'a pas fait réfléchir en France, apparemment. Il faudra attendre une catastrophe pour convaincre les moutons de Panurge ?
a écrit le 26/08/2011 à 7:13 :
Une des raisons de la perte de vitesse de l'éolien est contenue dans l'erreur dans l'article .En effet,1700 MW d'éolien ne sont pas équivalent à un EPR puisque en GWH ,l'EPR sortira 4 fois plus d'énergie(Disponibilité de 85% contre 22 % pour l'éolien)
Réponse de le 26/08/2011 à 8:49 :
Et oui ... ça fait pourtant plusieurs fois qu'on fait la remarque à l'auteur de ces articles, mais il ne semble pas vouloir les prendre en compte. C'est même pire que ça, car un EPR peut s'adapter constamment à la demande. Raisonner en terme d'énergie occulte complètement le problème de l'intermittence.
Réponse de le 26/08/2011 à 14:03 :
On parle toujours de puissance car le taux de charge varie selon le site où l'on est. L'intermittence n'est pas vraiment un problème jusqu'à présent et de nombreuses solutions se développent qui souvent améliorent d'ailleurs l'utilisation globale des énergies qui est loin d'être optimale (faible rendement du nucléaire, perte réseau etc). Un EPR est limité en terme d'adaptation. Chacun a ses avantages, limites et inconvénients. L'important est de mixer les énergies les moins pires et les optimiser au mieux selon les pays et sites. Si les japonais avaient eu plus d'énergies renouvelables, ils auraient eu moins de problèmes puisque par exemple seule 1 éolienne sur plus de 1700 s'est légèrement penchée lors du tremblement de terre et tsunami et elles n'ont pas cessé de produire. Alors que le gaz et le nucléaire ont été inopérant et le sont encore en bonne partie pour des décennies pour ce dernier. Donc il ne faut pas être monolithiques en matière d'énergies comme sur beaucoup de sujets.
Réponse de le 27/08/2011 à 10:38 :
On n'est pas monolithique. Mais dire que 1700 MW d'éolien, c'est un peu plus qu'un EPR, ce sont les arguments commerciaux, qui finissent dans la tête des gens.

Faut juste arrêter de prendre les gens pour des abrutis.
De plus, la durée de vie d'une éolienne est de 20 ans, et 60 ans pour un EPR.

L'éolien, c'est bien, mais il faut le présenter à sa juste valeur. En France, 15GW d'éolien avec 10GW de STEP, c'est bien.
Réponse de le 28/08/2011 à 1:50 :
Ce n'est pas un argument commercial mais c'est une caractéristique technique, comme dans de nombreux cas et par exemple dire qu'une voiture fait tant de chevaux, un chauffage telle puissance etc. Après le taux de charge dépend du site donc quel chiffre indiquer car ce serait aussi trompeur. Une centrale nucléaire ne produit pas non plus à sa pleine puissance théorique et a un rendement plutôt mauvais, elle chauffe majoritairement l'atmosphère et les rivières et il a perte sur les grands réseaux. Les gens sont généralement habitués au fait que le vent et soleil ne fournissent pas constamment donc en définitive pas très important, ils corrigent souvent d'eux mêmes s'ils s'intéressent un peu au sujet. Il est prévu de faire des éoliennes de plus grande durée de vie et actuellement la moyenne est plutôt 25 ans, au Danemark certaines tournent toujours après 30 ans. Ensuite tout n'est pas à remplacer (socle, mât etc), on peut rénover, remplacer, le coût est moindre et les éoliennes sont recyclables à près de 100%. Comparativement un EPR est plutôt prévu pour une durée de 40 ans maxi, ensuite on entre forcément dans la zone à risques, çà commence à faire vieux. Sa ressources augmente et elle provient de pays majoritairement risqués. Le démantèlement est très long et très couteux. Les matériaux en quantités très élevées ne sont majoritairement pas recyclable. Il faut les stocker pour beaucoup pour de très longues durée. Sans parler des déchets lors de la phase de production. Le nucléaire est autrement contraignant et dangereux et en plus il devient de plus en plus coûteux alors il faut anticiper et s'ouvrir à un modèle plus ouvert aux énergies aux quantitées infinies et nettement moins polluantes comme les renouvelables et dont les prix ne cessent de baisser, contrairement aux énergies nucléaires fossiles qui en plus accroissent notre déficit extérieur et donc notre endettement. Quant au 15 GW on peut aller beaucoup plus loin car le gestionnaire de réseau indique que l'on peut en l'état actuel même vieux des réseaux avoir 30% d'énergies renouvelables. On a de la marge. Ensuite le réseau doit être modernisé et a lieu de s'ouvrir ce qui va permettre plus amplement les importations des excédents éoliens/solaires espagnols et çà va bien au delà (Turquie etc). Quand on regarde la carte des énergies renouvelables en Europe il est clair que la France se met pour le moment à l'écart et çà va être un handicap pour l'Europe et nous mêmes. C'est regrettable pour un pays qui dans les années 80 était plutôt assez en pointe dans le recherche dans ces domaines. Parmi les start-up par exemple qui risquent de devenir les nouveaux Google, on trouve Solazyme dans les carburants/aliments/pharma/cosméto à base d'algues et d'autres comme Genomatica etc, aucun français dans ce domaine non plus.
a écrit le 25/08/2011 à 19:06 :
Alors que les pays d'Europe du Nord favorisent l'éolien, que même l'Allemagne produit plus d'électricité solaire que la France, nous cassons toute filière d'énergie renouvelable, avec la bénédiction d'EDF et des énarques.
C'est sur, on a raison, on est les plus forts, et l'EPR est le plus cher.
Paraît que la filière des énergies renouvelables créée beaucoup d'emplois en Allemagne. Mais l'emploi, on s'en fout. Heureusement d'ailleurs, car question chômage, la France bat l'Allemagne !
Réponse de le 25/08/2011 à 22:22 :
Effectivement, par chance, nos hommes politiques ne sont pas tombés dans la folie éolienne. N'importe qui d'informé vous dira que ça ne nous mène nulle part, que ce n'est que du vent (!). Derrière chaque parc éolien se cachent des centrales à charbon/gaz, bref ce qui pollue le plus. Faites le bilan. Vous trouvez toujours que l'éolien est l'avenir ? Bien sûr que non. Le solaire est intéressant, dans l'idée du moins. La technologie n'est pas encore au point (rendements trop faibles). Et là encore on est limité : pas d'électricité la nuit, donc on fait l'appoint avec du charbon/gaz. Le nucléaire, c'est mal, mais à mon sens c'est un moindre mal.
Réponse de le 26/08/2011 à 13:00 :
euhhh tes sources???? des rapport EDF/GDF??? si l eolien et le solaire ne sont pas rentable tu peux m expliquer pourquoi tout le monde s y met???? tu peux m expliquer pourquoi les Chinois, loin d etre de anges economiques, sont en train de developper des parcs eolien et photovoltaique monstres pour se desengager du petrole et du charbon....

Bien sur petit rappel, y a 10 ans, l industrie innovante en matiere de photovoltaique etait une E Francaise, mais voila faut pas toucher au sacro-saint Total, EDF, GDF.... resultat aujourd hui sur les 10 premiere 8 sont Sino-taiwanaise, 1 americaine et une allemande, toute tres rentables....

Autre rappel a votre memoire, en suisse, en allemagne, en autriche les Immeuble d habitation sont equipe de panneaux, d eolien et de recuperateur d eau de pluie, sont dont en grande partie autonome.... En france vous devez revendre l energie produite a EDF, et consommer l energie EDF....

La voila l heresie, laissez donc les gens consommer l energie qu ils produisent et vous verrez que le vert explosera.

Quand au probleme du stockage, d une la nuit on consomme moins et de deux les batterie c est pas pour les chiens...
Réponse de le 26/08/2011 à 13:11 :
@ Redon : point de vue complètement dépassé. L'intermittence n'est nullement un problème au stade actuel comme l'a notamment amplement indiqué le gestionnaire du réseau dans un long rapport et diverses solutions se développent partout et sont pour plusieurs déjà compétitives. Le coût de l'éolien est également très compétitif surtout par rapport au nucléaire neuf tous frais compris qu'il complète très bien actuellement. Il est nécessaire de développer cette filière pour laquelle plus de 200 entreprises sont déjà concernées en France. Il est absurde de ne pas aborder les inconvénients et avantages de chaque énergie en fonction de ses développements à venir et de les mixer de la manière la plus optimale et l'éolien à un rôle non négligeable à jouer en France bien positionnée en terme de resource éolienne, encore faut-il qu'il y ait un parc éolien cohérent ce qui demande un peu de temps.
Réponse de le 27/08/2011 à 13:43 :
@ @Redon : Effectivement, l'électricité éolienne est beaucoup plus chère. Si vous soutenez l'éolien, alors vous devez être prêt à payer plus chère votre électricité.

Cette électricité "verte" est subventionnée, sans quoi elle ne serait pas/peu rentable.
Il faut aussi savoir qu'une éolienne ne fonctionne pas de manière continue ; en réalité, elle ne fonctionne que entre 20-25% du temps puisqu'il faut une orientation et force du vent corrects sans quoi elle ne tourne pas. La demande en électricité en revanche ne faiblie pas lorsqu'il n'y a plus de vent. Alors, que faites vous ? Vous brulez du charbon/gaz pour combler le manque, et libérez au passage une quantité monstrueuse de gaz à effets de serre. Bravo, quelle belle logique !

Vous dites "pourquoi les Chinois sont en train de developper des parcs eolien et photovoltaique monstres" : je vous répondrais de lire l'article de ce journal intitulé : "Les banques affichent des bénéfices record... en Chine" et de lire le commentaire de Greg le Prolétaire.

D'autre part, les procédés de fabrication de vos éoliennes rejettent des quantités énormes de polluants (CO2, ...) alors, bien sûr c'est facile de parler d'énergie propre lorsqu'on omet de parler de la fabrication.


Vous dites "laissez donc les gens consommer l energie qu ils produisent et vous verrez que le vert explosera". Ah bon ? Donc tout le surplus de production est perdu ? C'est encore une fois une belle logique ! Revendre à EDF = moins de perte, mais c'est plus compliqué, j'en conviens.


Enfin vous terminez par : "Quand au probleme du stockage, d une la nuit on consomme moins et de deux les batterie c est pas pour les chiens". Là on touche le fond ! Les batteries polluent énormément ! Réflechissez enfin !

Mais surtout, il se trouve qu'il existe un pic de consommation, le matin lorsque les gens se lève (tout le monde allume la cafetière, le grille pain, ... au même moment), vos éoliennes sont totalement incapables de répondre à cela, donc vous utilisez là encore du gaz/charbon.
Réponse de le 28/08/2011 à 18:50 :
@ Redon : l'intermittence des énergies renouvelables n'est pas un problème en France jusqu'à une part de 30% au stade actuel (nous n'y sommes pas encore), même compte tenu du réseau ancien qui de toutes façons se doit d'être rénové comme l'a très bien souligné l'exploitant du réseau dans ses rapports. Il n'y a donc pas lieu d'envisager de stockage jusqu'à ce stade mais au contraire de s'intégrer plus amplement au réseau renouvelable européen dont le North Sea Grid au Nord et au Sud et sur ce plan nous avons du retard. Ce ne sont pas non plus les centrales à gaz qui sont mises en marche à cause de l'éolien ou du solaire mais à cause du déficit énergétique lors des pointes de consommation et plus de renouvelables serait très bienvenu. Il y a beaucoup d'optimisations à faire sur le réseau et la gestion de l'énergie, pas seulement en raison des renouvelables et il y a par ailleurs beaucoup d'évolutions en termes de stockages dont beaucoup sont de moins en moins coûteux et peu polluants avec des rendements très élevés. On peut constater qu'en France il y a par contre un déficit d'informations sur les énergies renouvelables et les données les plus en pointes dans ce domaine. Le nucléaire à toujours été nettement plus subventionné que les énergies renouvelables et ces dernières ne sont guère subventionnées à présent, çà ne représente pas beaucoup sur une facture mais c'est un investissement assez vite amorti. En outre le nucléaire neuf est de plus en plus cher tout comme sa ressources et ses coûts de démantèlement et de stockage alors que l'éolien à grande échelle est de moins en moins cher. Lorsque l'on fait un appel d'offre on reçoit un prix au MW donc l'intermittence ne joue pas c'est le prix de production offert par l'opérateur de champs éoliens. Et si vous regardez les chiffres dans le monde l'éolien est compétif dans la plupart des pays même par exemple au Brésil comparativement au gaz ou dans plusieurs autres pays d'Amérique latine où pourtant le gaz n'est pas cher. Les opérateurs soulignent cettte situation et non des moindres : Siemens, General Electric etc. Et dans le solaire les études d'universités ou d'organismes comme Duke, Stanford, Fraunhofer etc démontrent que c'est en 2010 dans le monde que le solaire est devenu globalement plus compétitif que le nucléaire neuf. Les courbes se sont croisées et sont en faveur du solaire qui prend toutes formes d'applications à grande échelle comme la vaporisation (bâtiments etc) en composés carbone à des prix défiants toute concurrence (Mitsubischi Chemical dès 2013 par exemple). Il faut donc raisonner à grande échelle et avec toutes les données les plus en pointe en n'oubliant pas non plus que c'est un secteur nouveau mais on ne peut que constater qu'il apporte plus de solutions que de problèmes alors que pour les énergies nucléaire/fossiles c'est de plus en plus un casse tête et pour la prochaine génération nucléaire (surgénérateurs et nucléaire associé) on se heurte toujours à l'excès de plutonium produit malgré son utilisation, démantèlement, stockage, risques et particulièrement coûts, les sites et spécialistes du CEA et Cnrs sont intéressants et conscients de ces aspect. Les énergies renouvelables ont donc un rôle de plus important à jouer c'est l'avenir, mais encore faut-il se pencher sur les évolutions permanentes et toutes les possibilités offertes et il est vrai qu'en France le débat est un peu basique, un peu comme chez les gens qui n'ont pas vu que le monde changeait et qu'il offrait des opportunités à saisir plutôt de lui tourner le dos.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :