Bruxelles souhaiterait réduire les émissions de CO2 de 40% d'ici 2030

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Bruxelles demande aux 28 membres de porter à 27% la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique.
Bruxelles demande aux 28 membres de porter à 27% la part des énergies renouvelables dans le bouquet énergétique.
La Commission européenne demande encore plus d'efforts aux pays membres en terme de lutte contre les émissions de gaz à effet de serre.

Il va falloir faire plus. La commission européenne a recommandé mercredi aux Etats membres de réduire de 40% les émissions de gaz à effet de serre de l'UE pour 2030 selon l'AFP qui cite une source au sein de l'institution.  Pour rappel, l'objectif de réduction de ces gaz à effet de serre pour 2020 est fixé à 20%. 

Plus d'énergie renouvelable

Le commission suggère en outre de porter à 27% la part des énergies renouvelables dans la production européenne. Les dirigeants des pays membres doivent se prononcer sur ces propositions lors d'une réunion les les 20 et 21 mars à Bruxelles.

La proposition de la Commission encadrerait par ailleurs les projets d'exploitation du gaz de schiste et renforce le marché des quotas d'émissions (ETS), principal instrument financier de la politique climatique de l'UE.

Pas assez ambitieux selon les défenseurs de l'environnement

Ces objectifs proposés par la Commission sont les mêmes que celles des commissions Environnement et Industrie du Parlement européen. Mais il est jugé insuffisant par les organisations de défense de l'environnement et certains représentants des Etats. Ainsi Nicolas Hulot, envoyé spécial du président français François Hollande pour la protection de la planète a estimé que l'UE devrait réduire ses émissions de gaz à effet de serre d'au moins 55% en 2030.

Voitures: les réticences de Berlin

A l'inverse, plusieurs commissaires européens, notamment l'Allemand Günther Oettinger (Energie) ou l'Italien Antonio Tajani (Industrie) souhaitaient limiter à 35% la réduction des émissions de CO2. Un objectif plus modeste censé permettre de défendre la compétitivité industrielle de l'UE.

Les directives visant à lutter contre les émissions de gaz à effet de serre font depuis longtemps l'objet de blocages de la part de certains pays membres. En octobre, par exemple, Berlin a obtenu le report d'un vote sur les prochaines normes d'émissions de C02 des voitures. L'Allemagne demande que l'objectif contraignant des 95 grammes de C02 par véhicule soit fixé pour 2024 et non 2020.

Par ailleurs la France, le Royaume-Uni, et l'Espagne auraient fait pression pour limiter à 27% la part des énergies renouvelables.

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Commentaires
a écrit le 22/01/2014 à 21:23 :
Génial ! Comment détruire un peu plus l'economie europeenne, en favorisant les pays pollueurs qui n'ont cure de la planete. C'est rassurant de se savoir diriger par de tels génies.
Réponse de le 23/01/2014 à 8:49 :
Ca ne favorise pas les pays pollueurs au contraire puisque d'une part la taxe carbone s'applique sur les importations concernées et rapporte, d'autre part le développement des énergies renouvelables permet déjà plus de 30 milliards d'euros d'économies par an sur les importations d'énergies fossiles, sans parler de l'efficience énergétique qui diminue également la facture.
a écrit le 22/01/2014 à 17:21 :
Faut-il rappeler que le CO2 est un polluant NON-toxique ? Et qu'il est URGENT de s'attaquer prioritairement aux polluants toxiques comme de nombreux produits chimiques ou les particules Diesel !...
Réponse de le 22/01/2014 à 18:31 :
On fait les 2 et quant au C02 il a un effet de serre et d'acidification des océans dont l'impact est comparativement bien plus élevé encore que les particules toxiques. Il faut remettre chaque chose à son échelle globale.
Réponse de le 25/02/2014 à 11:50 :
Avant de s'attaquer au pouvoir d'achat des français, il faudrait plutôt s'occuper de notre avenir en s'attaquant au produits chimiques néfaste a la nature ET à nos vies. Combien de produits néfaste se trouve dans notre nourriture et qu'on ingère? On aura largement plus de problèmes dû a notre nourriture que dû au diesel !
Cette taxe n'est pas pour lutter contre la pollution mais juste pour l'argent. Si ils voulaient lutter ils nous proposeraient des alternatives viables et non des solutions qui nous coutent toujours plus et qui sont encore plus polluante pour notre avenir. Exemple l'électrique pour lesquels le recyclage des panneaux solaires va devenir un gros problème et celui des batterie qui vu leur durée de vie n'est pas réjouissant non plus. Pourtant combien de sondes spatiales fonctionnent toujours après plusieurs décennies? Ils savent faire du fiable mais ce n'est pas rentable.
a écrit le 22/01/2014 à 16:02 :
Au nom de quoi? Au nom de qui?
Si c'est pour nous préparer à la raréfaction des hydrocarbures, cela peut se comprendre. Encore faut-il nous le dire et tenir compte des avancées scientifiques en la matière.
Pour le reste, qu'ils commencent par justifier les transferts massifs d'argent que prétendent justifier ces mesures. Qu'ils commencent par ailleurs à nettoyer devant leur porte quant aux collusions diverses et variées qui s'y trouvent.
Merci de poster les commentaires l'ami censeur.

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